Archive pour la catégorie ‘Philo’

De main de Maître

Dimanche 25 juillet 2010
La main d'Andrée

La main d'Andrée

« Esprit et Matière », le catalogue mis en ligne

Mardi 1 juin 2010


Mise en ligne du catalogue « Esprit et Matière », une rencontre entre l’art et la philo présentée sous forme d’installation lors de l’exposition Mur…mur, à Genève.
(Avec Explorer, en principe pas de difficulté pour le téléchargement)

Coup d’oeil à la Villa Dutoit

Mardi 24 novembre 2009
L'art se frotte aux philosophes

L'art se frotte aux philosophes

Dans la peau d’Hegel (« Mur…mur »)

Mardi 24 novembre 2009
Dans la peau d'Hegel
Dans la peau d’Hegel

MDK en visite à la Villa Dutoit

Quand la philosophie se réconcilie avec l’art

Mardi 24 novembre 2009
L'art pourquoi faire?

L'art pourquoi faire?

L'art dit-il la vérité

L'art dit-il la vérité?

Un aperçu de l’exposition « Mur…mur ».
Pour agrandir les images cliquer sur les photos.

Peter Sloterdijk, nietzschéen de gauche

Dimanche 22 février 2009

Pour ceux que la philososphie contemporaine intéresse, voici un lien vers un entretien avec Peter Sloterdijk réalisé pour Philomag :

http://www.philomag.com/article,entretien,peter-sloterdijk-il-faut-etre-dechire-par-quelque-chose-qui-nous-depasse-pour-penser,216.php

P. Sloterdijk sur Wikipedia:
http://www.petersloterdijk.net/french/index.html

A propos de Williams James (1842-1910) évoqué par P. Sloterdijk au cours de l’entretien:
http://cyclothymieetverite.blogspot.com/2008/04/cyclothymie-bipolarit-et-religion.html

L’imaginaire et les énergies primitives

Samedi 24 janvier 2009

Commentaires inspirés par la lecture de quelques textes de Kant et de Platon sur l’art :En reniant nos énergies primitives, nous perdons la capacité de nous relier à notre imaginaire.

S’il est entendu que ce qui distingue l’Homme de l’animal, c’est sa capacité de représentation, il n’empêche que c’est à l’état sauvage que se dévoile le génie dans l’œuvre d’art et cet état sauvage rapproche l’Homme de son instinct animal.

A la source de l’œuvre d’art il y a bien une idéation, soit une représentation mentale, mais c’est exclusivement par son intuition, en termes neurologiques l’utilisation du cerveau droit, que l’artiste se soumet à son instinct, c’est-à-dire à son génie (ce qui rejoint la déraison de Platon).

Ce que je nomme ici instinct a quelque chose à voir avec la vacuité de la raison, une pleine disponibilité aux sens. Depuis la petite enfance, la morale nous enseigne à devenir plus raisonnables (à utiliser notre cerveau gauche), plus policé, plus humain (!) ; ceci se fait au détriment de notre animalité et de nos énergies sauvages (le dommage fait au fauve par le domptage selon Nietzsche). Ce qui est sauvage et non éduqué fait partie des valeurs négatives dans nos civilisations judéo-chrétiennes, hors l’instinct est relié aux énergies sauvages.

A la naissance, nous sommes livrés à nos sens, les images qui prennent place dans notre cerveau immature sont puissantes, voire violentes, parce qu’elles ne sont pas accompagnées de mots, elles ne sont pas décodées par le cortex. L’imagination a ici libre cours, les images occupent toute la place. Le nouveau-né vient au monde dans une dépendance totale, il doit passer par une phase de grande vulnérabilité pendant cette période où il est dominé par ses sens. La psychanalyse nous a appris qu’à mettre des mots sur les évènements nous réduisons considérablement leur impact sur nos affects.

Au commencement ressenti et vulnérabilité sont indissociables et si la plupart d’entre nous cherche à être le moins vulnérable possible et à se prémunir des émotions violentes, les artistes, eux sont d’une autre espèce. L’émotion est leur matière première.

L’artiste cherche à exprimer le produit de son imagination, à se donner à « re-connaître » et à offrir en partage quelque chose d’émotionnel qui l’habite. Pour que ce ressenti ait une chance de se transformer en production originale, l’artiste puise son inspiration première dans la masse brute de son imaginaire, dans la partie inculte de son cerveau, celle que la raison n’a pas censuré.

Quelle que soit la nature du génie, c’est en se livrant à une instance reliée à la toute petite enfance, telle l’acuité réceptive d’un nouveau-né que l’artiste peut atteindre son espace de création.

Celui qui prétend être visité par le génie se doit d’être en position de totale réceptivité et de grande sensibilité, il en devient ainsi plus atteignable. Plus la capacité à supporter l’insécurité engendrée par cette ouverture est grande, plus il y a d’espace pour la sensibilité artistique.

Celui qui se trouve doté d’un tel talent l’a-t-il reçu dans son jeune âge, lors qu’il était dans une sorte d’état de vacuité, le génie tel un dieu de l’Olympe se glissant dans la brèche offerte ?

Faut-il que la souffrance accompagne nécessairement la création ?

Est-il également possible à force de rêverie de livrer son esprit à un génie ?

L’état de rêverie est-il ligoté à la nostalgie ?

(à suivre…)

Nietzsche et l’art

Samedi 24 janvier 2009

« … (L’art, disons-le par anticipation, car j’y reviendrai plus longuement une autre fois, –  l’art, en quoi le mensonge se sanctifie, en quoi la volonté de tromper a la bonne conscience de son côté, s’oppose à l’idéal ascétique bien plus fondamentalement que la science : c’est ainsi que le ressentit l’instinct de Platon, le plus grand ennemi de l’art que l’Europe ait jamais connu. Platon contre Homère: voilà le vrai, le total antagonisme – d’un côté le volontaire de « l’au-delà », le grand calomniateur de la vie; de l’autre celui qui ne peut en être que l’adorateur, la nature d’or. C’est pourquoi l’assujettissement de l’artiste à l’idéal ascétique est le comble de la corruption artistique, malheureusement l’une des plus communes : car rien n’est plus corruptible qu’un artiste.) Même au point de vue physiologique, la science repose sur les mêmes bases que l’idéal ascétique : l’un et l’autre supposent un certain appauvrissement de la vie, le refroidissement des sentiments, le ralentissement du rythme, la substitution de la dialectique aux instincts, le sérieux pénétrant les mimiques et les gestes (le sérieux, signe infaillible d’une difficulté accrue des échanges, d’un mauvais fonctionnement de la vie)… »

NIETZSCHE, « La généalogie de la morale », Que signifient les idéaux ascétiques?
éditions Folio, p. 184.

L’intelligence extra-terrestre

Vendredi 19 décembre 2008

Cité par la philosophe Andrée Barbier:

« La meilleure preuve qu’il y a une intelligence extra-terrestre, c’est que personne n’a jamais essayé de nous contacter »

Explorer nos polarités

Jeudi 13 novembre 2008

Citation:

«J’ai de plus en plus le sentiment que le philosophe, pour être nécessairement un homme du demain et de l’après-demain, s’est toujours trouvé et devait se trouver en contradiction avec son aujourd’hui: son ennemi fut à tout coup l’idéal de l’aujourd’hui. Jusqu’à présent, tous ces extraordinaires promoteurs de l’homme qu’on appelle des philosophes et qui se sentent eux-mêmes rarement amis de la sagesse mais plutôt bouffons déplaisants et points d’interrogation dangereux -, ont trouvé leur tâche, leur dure tâche, non voulue, inéluctable, mais finalement la grandeur de leur tâche dans le fait d’être la mauvaise conscience de leur temps. En soumettant précisément les vertus de leur temps à la vivisection et en leur plaçant le scalpel sur la poitrine, ils trahirent ce qui était leur propre secret: découvrir une nouvelle grandeur de l’homme, un chemin nouveau, jamais foulé, menant à l’accroissement de sa grandeur. A chaque fois, ils dévoilèrent combien d’hypocrisie, de commodité paresseuse, de laisser-aller et d’avachissement, combien de mensonge se dissimulait sous le type que la moralité de leur temps vénérait le plus, combien de vertu avait fait son temps chaque fois, ils dirent:

« Il nous faut aller par là, nous en aller tout là-bas, là où vous êtes aujourd’hui le moins chez vous. »»

NIETZSCHE, Par-delà bien et mal, § 212.

Puisqu’il est question d’entéléchie…

Vendredi 26 septembre 2008

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A. Genêt, encre de Chine, détail.Citation:

« Au fond j’ai en horreur toutes ces morales qui disent: « Ne fais point ceci! – Renonce! Surmonte-toi! » – en revanche j’obéirai volontiers aux morales qui me poussent à agir et à agir à nouveau, quitte à ne rêver du matin au soir et la nuit durant que de cela, à ne penser à rien sinon à faire bien et aussi bien qu’il m’est, à moi seul possible de le faire! Qui vit ainsi se détache sans cesse de telle ou telle chose qui ne rentrerait pas dans pareille vie: sans haine ni répugnance, il voit aujourd’hui ceci, demain cela se séparer de lui, pareil aux feuilles jaunies que le moindre souffle un peu vif ôte à l’arbre: ou encore, il ne s’aperçoit pas même de cette séparation, tant son oeil ne fixe rigoureusement que le but, ne regardant absolument que devant soi, et jamais de côté, ni en arrière, ni vers le bas.  » Notre faire doit déterminer ce que nous omettons; en faisant, nous omettons – ainsi il me plaît, ainsi dit mon placitum. » Mais je me refuse à aspirer consciemment à mon appauvrissement, je n’aime aucune de ces vertus négatives dont le désaveu et l’abnégation de soi constituent l’essence. »

NIETZSCHE, Le Gai Savoir.

La rancoeur est une vermine

Vendredi 12 septembre 2008

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A. Genêt, encre de Chine, détail.

Citation:
« Ne pas pouvoir prendre longtemps au sérieux ses ennemis, ses malheurs et jusqu’à ses méfaits – c’est le signe caractéristique des natures fortes, qui se trouvent dans la plénitude de leur développement et qui possèdent une surabondance de force plastique, régénératrice et curative qui va jusqu’à faire oublier. (Un bon exemple dans ce genre, pris dans le monde moderne, c’est Mirabeau, qui n’avait pas la mémoire des insultes, des infamies que l’on commettait à son égard, et qui ne pouvait pas pardonner, uniquement parce qu’il oubliait). Un tel homme, en une seule secousse, se débarrasse de beaucoup de vermine qui chez d’autres s’installe à demeure. »

NIETZSCHE, Généalogie de la morale.

La culture de soi

Vendredi 12 septembre 2008

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A. Genêt, encre de Chine, détail.

Citation :
« Avoir des sens et un goût plus affinés, être habitué à ce qu’il y a de plus recherché et de meilleur, comme à sa vraie nourriture naturelle, jouir d’un corps robuste et hardi, destiné à être le gardien et le soutien, plus encore l’instrument d’un esprit plus robuste encore, plus téméraire, plus amoureux du danger: qui ne voudrait posséder un tel bien, vivre un pareil état! Mais il ne faut pas se le dissimuler, avec un tel lot, dans un pareil état, on est l’être le plus apte à la souffrance qui soit sous le soleil et c’est à ce prix seulement qu’on acquiert cette distinction rare d’être aussi l’être le plus apte au bonheur qui soit sous le soleil. Sur un tel homme se déversent comme un interminable tourbillon de neige toutes les variétés de la souffrance, et sur lui s’abattent les foudres les plus violentes de la douleur. C’est à la condition de demeurer toujours ouvert de toute part et perméable jusqu’au fond à la douleur qu’il peut s’ouvrir aux variétés les plus délicates et les plus hautes du bonheur; car il est l’organe le plus sensible, le plus irritable, le plus sain, le plus variable et le plus durable de la joie et de tous les ravissements raffinés de l’esprit et des sens. »

NIETZSCHE, Volonté de Puissance, 2, p. 361

Le domptage du fauve

Jeudi 11 septembre 2008

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A. Genêt, encre de Chine, détail

Citation:
« Pour juger équitablement de la morale, il nous faut la remplacer par deux concepts zoologiques: le domptage du fauve et la sélection d’une race définie. 

Les prêtres, de tout temps, ont prétexté qu’ils voulaient « améliorer » l’homme… Mais nous ririons, nous autres, si un dompteur voulait nous parler de ses animaux « améliorés ». Le plus souvent, le domptage du fauve s’obtient par un dommage fait au fauve: l’homme moral non plus n’est pas un homme meilleur, mais un homme débilité. Mais il est moins nuisible… »

NIETZSCHE, La Volonté de Puissance.

Nietzsche, sur la création artistique

Vendredi 22 août 2008

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A. Genêt, « Ancrage », détail, encre de Chine.

Citation:
« Tout ce qui est conçu, imaginé poétiquement, peint ou composé en musique, ou même construit et formé, relève soit de l’art monologué, soit de l’art devant témoins. Dans cette dernière catégorie, il faut également ranger cet apparent art monologué, qui implique la croyance en Dieu, toute la lyrique de la prière : car pour un esprit pieux, il n’y a point encore de solitude, cette dernière invention ne date que de nous autres sans-Dieu. Je ne connais pas de plus profonde différence dans l’optique intégrale d’un artiste : savoir si c’est du point de vue du témoin qu’il considère son oeuvre en progrès, qu’il se considère « soi-même » ou si au contraire il « a oublié le monde » : ce qui est essentiel à tout art monologué, art qui réside dans l’oubli, art qui est musique de l’oubli. »

NIETZSCHE, le Gai Savoir, p.386. 

 

La métaphore de la clairière pour les nuls

Mardi 12 août 2008

Pour en savoir un peu sur Sloterdijk quand il cite la clairière de Heidegger et pour visiter un blog qui vaut le détour:

http://crisedanslesmedias.hautetfort.com/archive/2006/09/21/bloguer-dans-la-clairiere.html

Où résilience rime avec puissance

Mardi 5 août 2008

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A. Genêt, encre de Chine, détail.

Citation:
« Examinez la vie des peuples les meilleurs et les plus féconds, et voyez si un arbre qui doit croître vers le haut peut être dispensé des intempéries, des tempêtes: si la défaveur et l’obstacle extérieurs, si des haines, des jalousies, de l’obstination, de la méfiance, de la dureté, de la cupidité et de la violence de quelque sorte que ce soit, ne constituent pas les conditions les plus favorables sans lesquelles une grande croissance, même dans la vertu, est à peine concevable? Le poison dont meurt une nature plus faible est un fortifiant pour le fort, aussi n’a-t-il cure de le considérer comme poison. »
NIETZSCHE, Le Gai savoir

Le désir selon Nietzsche

Mardi 5 août 2008

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A. Genêt, encre de Chine, détail.

Citation:
« Vouloir » quelque chose, « tendre » à quelque chose, avoir en vue un « but », un « souhait », – toutes choses que je ne connais pas d’expérience. En cet instant même je regarde mon avenir un avenir sans bornes !  comme on regarde une mer lisse : aucun désir n’en ride la surface. Je n’ai pas la moindre envie de voir quoi que ce soit devenir autre : moi-même, je ne veux pas devenir autre que je suis… Mais c’est ainsi que j’ai toujours vécu. »

NIETZSCHE, Ecce homo.

La mélancolie

Vendredi 1 août 2008

Citation:
« Si la mélancolie n’existait pas les rossignols roteraient ».

CIORAN, (?)

La danse ne va nulle part

Mardi 29 juillet 2008

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A. Genêt, encre de Chine, détail.

"La morale menait jusque-là d'un point à un autre, était une morale de l'action, donnait le parcours et le but.
La morale de Nietzsche a cessé d'être itinéraire. Elle invite à la danse (danse divine, solitaire, mais danse, et la danse ne va nulle part."
Georges Bataille