Quant-aux fans des saintes écritures

2 octobre 2008

Voici ce que je trouve dans ma boîte électronique ce matin,  je ne peux tout de même pas garder ça pour moi , jugez donc:

«Récemment, une célèbre animatrice radio états-unienne fit remarquer que l’homosexualité est une perversion. « C’est ce que dit la Bible dans le livre du Lévitique, chapitre 18, verset 22 :  Tu ne coucheras pas avec un homme comme on couche avec une femme : ce serait une abomination ». C’est clair, non ?   « La Bible le dit. Un point c’est tout », affirma-t-elle.

Quelques jours plus tard, un auditeur lui adressa une lettre ouverte qui disait : “Merci de mettre autant de ferveur à éduquer les gens à la Loi de Dieu. J’apprends beaucoup à l’écoute de votre programme et j’essaie d’en faire profiter tout le monde. Mais j’aurais besoin de conseils quant à d’autres lois bibliques.Par exemple, je souhaiterais vendre ma fille comme servante, tel que c’est indiqué dans le livre de l’Exode, chapitre 21, verset 7. A votre avis, quel serait le meilleur prix ? Le Lévitique aussi, chapitre 25, verset 44, enseigne que je peux posséder des esclaves, hommes ou femmes, à condition qu’ils soient achetés dans des nations voisines. Un ami affirme que ceci est applicable aux mexicains, mais pas aux canadiens. Pourriez-vous m’éclairer sur ce point ? Pourquoi est-ce que je ne peux pas posséder des esclaves canadiens ?Je sais que je ne suis autorisé à toucher aucune femme durant sa période menstruelle, comme l’ordonne le Lévitique, chapitre 18, verset 19. Comment puis-je savoir si elles le sont ou non ? J’ai essayé de le leur demander, mais de nombreuses femmes sont réservées ou se sentent offensées.

J’ai un voisin qui tient à travailler le samedi. L’Exode, chapitre 35, verset 2, dit clairement qu’il doit être condamné à mort. Je suis obligé de le tuer moi-même ? Pourriez-vous me soulager de cette question gênante qu’une quelconque manière ?

Autre chose : le Lévitique, chapitre 21, verset 18, dit qu’on ne peut approcher de l’autel de Dieu si on a des problèmes de vue. J’ai besoin de lunettes pour lire. Mon acuité visuelle doit-elle être de 100% ? Serait-il possible de revoir cette exigence à la baisse ?

Un dernier conseil. Mon oncle ne respecte pas ce que dit le Lévitique, chapitre 19, verset 19, en plantant deux types de culture différente dans le même champ, de même que sa femme qui porte des vêtements faits de différents tissus, coton et polyester. De plus, il passe ses journées à médire et à blasphémer. Est-il nécessaire d’aller jusqu’au bout de la procédure embarrassante de réunir tous les habitants du village pour lapider mon oncle et ma tante, comme le prescrit le Lévitique, chapitre 24, verset 10 à 16 ? On ne pourrait pas plutôt les brûler vifs au cours d’une réunion familiale privée, comme ça se fait avec ceux qui dorment avec des parents proches, tel qu’il est indiqué dans le livre sacré,
chapitre 20, verset 14 ?

Je me confie pleinement à votre aide. Merci de nous rappeler que la parole de Dieu est éternelle et immuable.»»


Puisqu’il est question d’entéléchie…

26 septembre 2008

Je me construis

Citation:

“Au fond j’ai en horreur toutes ces morales qui disent: “Ne fais point ceci! - Renonce! Surmonte-toi!” - en revanche j’obéirai volontiers aux morales qui me poussent à agir et à agir à nouveau, quitte à ne rêver du matin au soir et la nuit durant que de cela, à ne penser à rien sinon à faire bien et aussi bien qu’il m’est, à moi seul possible de le faire! Qui vit ainsi se détache sans cesse de telle ou telle chose qui ne rentrerait pas dans pareille vie: sans haine ni répugnance, il voit aujourd’hui ceci, demain cela se séparer de lui, pareil aux feuilles jaunies que le moindre souffle un peu vif ôte à l’arbre: ou encore, il ne s’aperçoit pas même de cette séparation, tant son oeil ne fixe rigoureusement que le but, ne regardant absolument que devant soi, et jamais de côté, ni en arrière, ni vers le bas. ” Notre faire doit déterminer ce que nous omettons; en faisant, nous omettons - ainsi il me plaît, ainsi dit mon placitum.” Mais je me refuse à aspirer consciemment à mon appauvrissement, je n’aime aucune de ces vertus négatives dont le désaveu et l’abnégation de soi constituent l’essence.”

NIETZSCHE, Le Gai Savoir.


Les cartes postales des vacances

22 septembre 2008

No comment.

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Danse sensitive à Annecy

15 septembre 2008

Les ateliers de Gisèle Aguinaga reprennent à partir d’octobre. Toujours chez Artys à Annecy aux dates suivantes:

Le samedi de 14h45 à 19h
- 18 octobre - 31 janvier - 07 mars - 25 avril - 09 mai - 13 juin

Le dimanche de 9h30 à 13h45
- 16 novembre - 14 décembre.

Contact : 06 69 44 78 41 - 04 50 22 84 85 - E.mail : g.aguinaga1@tiscali.

Pour toute autre information cliquez ici.


La rancoeur est une vermine

12 septembre 2008

Coup de balai
A. Genêt, encre de Chine, détail.

Citation:
« Ne pas pouvoir prendre longtemps au sérieux ses ennemis, ses malheurs et jusqu’à ses méfaits - c’est le signe caractéristique des natures fortes, qui se trouvent dans la plénitude de leur développement et qui possèdent une surabondance de force plastique, régénératrice et curative qui va jusqu’à faire oublier. (Un bon exemple dans ce genre, pris dans le monde moderne, c’est Mirabeau, qui n’avait pas la mémoire des insultes, des infamies que l’on commettait à son égard, et qui ne pouvait pas pardonner, uniquement parce qu’il – oubliait). Un tel homme, en une seule secousse, se débarrasse de beaucoup de vermine qui chez d’autres s’installe à demeure. »

NIETZSCHE, Généalogie de la morale.


J’ai lu: Le fil d’une vie, de Goliarda Sapienza

12 septembre 2008

Goliarda Sapienza

Goliarda est une artiste Sicilienne, elle est comédienne. Le fil d’une vie est un récit autobiographique, celui d’un travail psychanalytique peu ordinaire. C’est une écriture avant tout riche d’images poétiques où se côtoient l’imaginaire, le réel et le rêve sans cloisonnements et sans repères bien évidents pour le lecteur. C’est seulement vers la fin du livre, lorsque la “cure” psychanalytique prend forme que les séquences sont un peu mieux scandées.

Les définitions psychanalytiques y sont prenantes, malgré leur violence, celle imposée aux défenses de la patiente par le médecin est difficilement crédible dans une analyse contemporaine, mais elle appartient aux années 70. Il est également permis de se demander si les interprétations du médecin ne sont pas plutôt filtrées et durcies sous la plume hypersensible de l’auteure.

En cette quarantaine d’années qui nous séparent de ce traitement, la psychanalyse a instauré une plus grande distance dans le transfert et le contre-transfert qui se jouent entre le patient et le thérapeute, et c’est heureux s’il on en juge par le drame qui conclue cette “non cure” et renvoie la patiente à son désespoir suicidaire. 
Dans le récit le médecin semble aussi amoureux que sa patiente et la pénètre brutalement par ses interprétations. La dépendance avec le thérapeute est totale et l’acte sexuel serait peut-être la seule issue libératrice et destructrice d’une telle proximité. A la fin le médecin devient cassant pour échapper à la frustration de ce désir de fusion. Soigner l’autre pour se sauver soi-même? Deux épisodes en font la démonstration, celui où il dit souhaiter qu’elle le gifle, même s’il y met un bémol, et celui où il encourage  la patiente à se  mettre nue pour la rassurer sur sa capacité de plaire. Il est voyeur, elle s’exhibe, là il est difficile de ne pas déceler l’investissement trop personnel du thérapeute. D’ailleurs, c’est à la suite de ces séquences qu’il décide d’interrompre le traitement, il reconnaît son échec. C’est une véritable trahison qui se joue et la relation prend des airs de drame d’opéra. Elle l’aime, il se fait désirer, il l’aime (dit-il) et il s’enfuit, affolé par sa création. Il la condamne par là où il prétend la sauver. Il la fouille, la vide et l’abandonne, dangereux thérapeute. Il approche de trop près le noyau incandescent, l’oeil du volcan, le cratère de vie et la patiente y perd presque la sienne. Il s’égare dans son propre désir de transformer l’autre, qui n’est rien moins que de vouloir le ramener à sa propre dimension. Un soi qui juge la partie malade de l’autre comme nocive, à éradiquer sans retenue.
Ce que peut la psychanalyse ? Se connaître, se reconnaître, s’apprendre et adoucir ainsi sa peine, oui.  L’abandon est moins douloureux si les émotions identifiées se rapportent plus à l’enfance qu’à la réalité. La douleur survient mais son codage s’en trouve amorti. L’emphase dramatique perd de son ampleur. Mais ici, il s’agit d’une artiste et ce sens tragique, cette sensibilité extrême est le souffle vital de son existence, on ne peut la lui enlever sans lui ôter son identité. Cette expérience lui aura probablement offert un peu d’espace vital, mais à quel prix? Ceci étant, Goliarda Sapienza en aura fait son miel en bonne artiste qu’elle est. Ce très fort récit autobiographique en est la preuve.

Avec Goliarda, rien n’est vécu dans la modération, tout avec elle est porté au paroxysme, la vie est toujours très proche de la mort. Le style d’écriture très libre est un peu difficile à suivre, mais le lecteur se trouve récompensé de son effort. Goliarda pose des images d’enfance indélébiles, des sensations, des goûts, des couleurs, des lumières, des émotions, de la chair et du sang, mais aussi de l’histoire. On ne peut mieux pénétrer dans une famille sicilienne intellectuelle pendant la période fasciste, que par la voix de cette petite fille dont l’expressionnisme est total. 

Editions Viviane Hamy / février 2008.


La culture de soi

12 septembre 2008

Ouverture sensible
A. Genêt, encre de Chine, détail.

Citation :
« Avoir des sens et un goût plus affinés, être habitué à ce qu’il y a de plus recherché et de meilleur, comme à sa vraie nourriture naturelle, jouir d’un corps robuste et hardi, destiné à être le gardien et le soutien, plus encore l’instrument d’un esprit plus robuste encore, plus téméraire, plus amoureux du danger: qui ne voudrait posséder un tel bien, vivre un pareil état! Mais il ne faut pas se le dissimuler, avec un tel lot, dans un pareil état, on est l’être le plus apte à la souffrance qui soit sous le soleil et c’est à ce prix seulement qu’on acquiert cette distinction rare d’être aussi l’être le plus apte au bonheur qui soit sous le soleil. Sur un tel homme se déversent comme un interminable tourbillon de neige toutes les variétés de la souffrance, et sur lui s’abattent les foudres les plus violentes de la douleur. C’est à la condition de demeurer toujours ouvert de toute part et perméable jusqu’au fond à la douleur qu’il peut s’ouvrir aux variétés les plus délicates et les plus hautes du bonheur; car il est l’organe le plus sensible, le plus irritable, le plus sain, le plus variable et le plus durable de la joie et de tous les ravissements raffinés de l’esprit et des sens. »

NIETZSCHE, Volonté de Puissance, 2, p. 361


Le domptage du fauve

11 septembre 2008

Le fauve
A. Genêt, encre de Chine, détail

Citation:
“Pour juger équitablement de la morale, il nous faut la remplacer par deux concepts zoologiques: le domptage du fauve et la sélection d’une race définie. 

Les prêtres, de tout temps, ont prétexté qu’ils voulaient « améliorer » l’homme… Mais nous ririons, nous autres, si un dompteur voulait nous parler de ses animaux « améliorés ». Le plus souvent, le domptage du fauve s’obtient par un dommage fait au fauve: l’homme moral non plus n’est pas un homme meilleur, mais un homme débilité. Mais il est moins nuisible…”

NIETZSCHE, La Volonté de Puissance.


Nietzsche, sur la création artistique

22 août 2008

Ancrage
A. Genêt, “Ancrage”, détail, encre de Chine.

Citation:
“Tout ce qui est conçu, imaginé poétiquement, peint ou composé en musique, ou même construit et formé, relève soit de l’art monologué, soit de l’art devant témoins. Dans cette dernière catégorie, il faut également ranger cet apparent art monologué, qui implique la croyance en Dieu, toute la lyrique de la prière : car pour un esprit pieux, il n’y a point encore de solitude – cette dernière invention ne date que de nous autres sans-Dieu. Je ne connais pas de plus profonde différence dans l’optique intégrale d’un artiste : savoir si c’est du point de vue du témoin qu’il considère son œuvre en progrès – qu’il se considère « soi-même » ou si au contraire il « a oublié le monde » : ce qui est essentiel à tout art monologué – art qui réside dans l’oubli, art qui est musique de l’oubli.”

NIETZSCHE, le Gai Savoir, p.386. 

 


La métaphore de la clairière pour les nuls

12 août 2008

Pour en savoir un peu sur Sloterdijk quand il cite la clairière de Heidegger et pour visiter un blog qui vaut le détour:

http://crisedanslesmedias.hautetfort.com/archive/2006/09/21/bloguer-dans-la-clairiere.html


Où résilience rime avec puissance

5 août 2008

Avec force
A. Genêt, encre de Chine, détail.

Citation:
« Examinez la vie des peuples les meilleurs et les plus féconds, et voyez si un arbre qui doit croître vers le haut peut être dispensé des intempéries, des tempêtes: si la défaveur et l’obstacle extérieurs, si des haines, des jalousies, de l’obstination, de la méfiance, de la dureté, de la cupidité et de la violence de quelque sorte que ce soit, ne constituent pas les conditions les plus favorables sans lesquelles une grande croissance, même dans la vertu, est à peine concevable? Le poison dont meurt une nature plus faible est un fortifiant pour le fort – aussi n’a-t-il cure de le considérer comme poison. »NIETZSCHE, Le Gai savoir


Le désir selon Nietzsche

5 août 2008

No desire
A. Genêt, encre de Chine, détail.

Citation:
« Vouloir » quelque chose, « tendre » à quelque chose, avoir en vue un « but », un « souhait », - toutes choses que je ne connais pas d’expérience. En cet instant même je regarde mon avenir – un avenir sans bornes ! – comme on regarde une mer lisse : aucun désir n’en ride la surface. Je n’ai pas la moindre envie de voir quoi que ce soit devenir autre : moi-même, je ne veux pas devenir autre que je suis… Mais c’est ainsi que j’ai toujours vécu. »

NIETZSCHE, Ecce homo.


La mélancolie

1 août 2008

Citation:
“Si la mélancolie n’existait pas les rossignols roteraient”.

CIORAN, (?)


La danse ne va nulle part

29 juillet 2008

Danse errante
A. Genêt, encre de Chine, détail.

Citation:
“La morale menait jusque-là d’un point à un autre, était une morale de l’action, donnait le parcours et le but.
La morale de Nietzsche a cessé d’être ITINÉRAIRE. Elle invite à la DANSE (danse divine, solitaire, mais danse, et la danse ne va nulle part.”

GEORGES BATAILLE


Sculpter le bois avec James Bayle en Haute-Savoie

26 juin 2008

 Logo Clos Parchet

Comme chaque année, l’Ecomusée du Clos Parchet propose un stage de Sculpture sur bois.

Une initiation à la taille directe en ronde bosse à partir d’une approche de la forme en modelage, sous la conduite  de 

James Bayle, artiste professionnel,  professeur d’art plastique.

Date : du lundi 04 août au vendredi 08 août.
Horaire : de 9 heures à 12 heures (atelier libre l’après midi).
Lieu : Ecomusée du Clos Parchet.
Inscription oblligatoire à l’association : 15€.
Frais de stage : 135€ (outils et bois fournis).
Apportez  vos gants, vos lunettes de protection ainsi qu’une blouse.
Nombre de participants : limité à 5 personnes (adultes).

Renseignements et inscriptions:
Simone Dechavssine
Cessonnex
74 340 Samoëns
Tél/fax 04 50 34 46 69
http://www.le-clos-parchet.com

Pour ceux que ça pourrait intéresser, le Clos Parchet propose également des stages de travail du bois à l’ancienne, de dessin et d’aquarelle, et aussi dans un autre genre mais il faut le dire, de chant traditionnel savoyards (voir le site).


L’impatient de Nantes

14 juin 2008

L\'impatient

Quand les écluses ne fonctionnent pas, certains ont trouvé d’autres façons de poursuivre leur cours sur la Loire. 


Des mots à l’image, l’audace de l’artiste

14 juin 2008

Que peut bien m’apporter la « bonne nouvelle » dont l’image est le véhicule, pour que je souhaite en contempler le spectacle jour après jour? (Le spectateur)

Partant arbitrairement de deux thèmes picturaux récurrents dans mon travail, la surface de l’eau et les cailloux, j’aimerais tenter d’en débroussailler le concept, espérant saisir l’indicible en empruntant périlleusement quelques sentiers des mondes symbolique, psychologique et philosophique.
Les mots sont pour moi une source d’inspiration essentielle, leur transformation en représentation graphique les ancre dans ma (la) réalité. Ces signes picturaux deviennent les traces mémoire de ma pensée et servent de support à son épanouissement. Tout ce qui concrétise matériellement ces images, encre - huile ou autre, donne du temps au mûrissement de mon être.

La surface de l’eau capte dans son reflet tant le monde du dessus que celui du dessous. Ces deux mondes symbolisent le visible et l’invisible - le conscient et l’inconscient – le solaire et l’ombre, Hélios et Héphaïstos, etc.

Cette rencontre de deux mondes à la surface d’un objet se retrouve dans l’interprétation que Sartre ou Levinas portent sur le regard. Mes yeux rencontrent un objet visage et, par la porte des yeux de l’autre, il me sera peut-être donné d’entrer dans un autre monde, celui, invisible, de ses représentations, celui de sa pensée. Dans ce regard, Sartre craint de rencontrer l’enfer alors que Levinas l’appréhende de manière débonnaire, mais tous deux disent l’importance du regard de l’autre. Ce regard, si l’enfançon en est privé, il en meurt.

Quand le regard se porte sur l’œuvre d’art, peut-être n’en saisit-il qu’une surface sur laquelle il glisse sans y trouver d’autre signification. Peut-être, au contraire, découvre-t-il une porte d’entrée menant à cet autre monde, la pensée de l’artiste, sa recréation du monde. De cette transcendance, ce dépassement de la surface de l’objet, ce voyage hors de l’ordinaire, naissent de nouvelles représentations signifiantes pour le spectateur qui fertilisent le terreau de son propre développement.
Il en va ainsi de l’artiste qui tente de se révéler à lui-même. Guidé par son intuition et sa sensibilité, il parvient à une disponibilité d’esprit qui lui permet d’accueillir son propre monde souterrain. C’est de ses ressources inconscientes qu’il reçoit la divine inspiration. Il se met à disposition de l’inconnu et se laisse guider par les exigences de l’expérience artistique. Il faut pour y parvenir qu’il traverse les épreuves de la peur - de l’autocritique - de l’impuissance et un douloureux lâcher prise, avant que ne surgisse l’improbable, l’inespérée création.

Les cailloux sont en polarité avec l’eau dont la forme est insaisissable. Ils sont les témoins d’une éternité quantifiable, presque mesurable. La roche se subdivise au cours des millénaires jusqu’à devenir pierre – cailloux - sable et poussière. Les cailloux sont une marque de cette lente transformation, des objets mesurant l’incommensurable temps, un secourable repère, un rapport rassurant dans cet inquiétant infini.
La pierre, élément de repère par sa fixité, m’ancre au sentiment de stabilité et me donne l’appréciable liberté d’explorer mon propre cosmos, cet inconnu, ce vertigineux en moi.

Pourquoi le spectateur s’intéresserait-il à la création de l’artiste ?
Quelle est cette part de moi en l’autre? L’autre serait-il  moi? 

Les regards peuvent appréhender les subjectivités pour autant que nous les y autorisions. L’artiste, pour sa part, dévoile sciemment la sienne, il offre sa sensibilité et son intériorité en spectacle, c’est le don qu’il fait de lui-même, espérant par là donner du sens à son existence et trouver sa place dans la société. Il expose sa vulnérabilité sur la place publique. C’est le chemin sacrificiel qu’il choisit pour la reconnaissance de son être.

Pourquoi ce choix ?
Lorsque l’indispensable attention nécessaire à l’être a fait défaut, quand le regard bienveillant qui permet à l’enfant (réel ou intérieur) de se développer a cruellement manqué, il ne lui reste plus, s’il ne veut pas se résigner à l’effacement, qu’à refaire le monde, le recréer inlassablement jusqu’à son improbable changement, jusqu’à ce que justice lui soit rendue. Pour échapper à la folie ou à l’anéantissement, tel un démiurge, l’artiste entreprend la reconstruction du monde avec le tenace espoir d’être enfin reconnu par celui-ci.
Peut-on concevoir projet plus audacieux pour venir à bout du néant ?

Annette Genêt, 8 juin 2008


Gaëtan Rudent publie Les Mémorables aventures de Pamphile de Milet

14 juin 2008

1 re couv

(La 1ère de couverture a été réalisée par votre servante, qui se vante de surcroît d’être la muse de l’écrivain)

Pamphile de Milet

Pamphile de Milet

Aux Editions Michel Champendal


Menus errements

10 avril 2008

“Chevaucher avec le hasard impose une prise de risque, mais c’est également une ouverture à tous les possibles qui permet d’outrepasser les limites de sa propre imagination.”


Bruno Rousselle, pianiste de jazz et improvisateur talentueux

25 mars 2008

Je ne résiste pas à l’envie de présenter cet ami cher et artiste de talent, Bruno Rousselle.

Bruno et Franck 

Je viens de recevoir de lui  quelques liens qui contiennent des extraits de ses récentes productions dans le Cubana Bop avec Franck Al Yamine Cohendet, retrouvez-les sur leur site avec les dates de leur tournée. Bruno trouve une magnifique liberté d’improvisation dans la formule du duo avec Franck qui le soutelle avec autant d’élan que de délicatesse, ce qui n’est pas si courant dans le style percussion afro-cubaine. Les deux compères s’accordent pour créer un espace musical riche et profond dans un style latin-jazz tout à la fois léger et profond, libre et élaboré. Une impression de cosmique rencontrée chez les meilleurs, tels Miles Davis ou Herbie Hanckok, j’ai pensé aussi à Marc Coplan… A vous d’en juger. Je vous en livre ici un échantillon. Faites-vous envie.


Une définition romane de musarde…

24 janvier 2008

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Extrait du glossaire de la langue romane de Jean-Baptiste-Bonaventue de Roquefort, rédigé d’après les manuscrits de la bibliothèque impériale.

Ça n’est pas tout-à-fait comme ça que je comprends le sens de ce mot aujourd’hui, les temps ont un peu changés depuis l’époque romane. Je me réferrerai plutôt au aspects créatifs de la flânerie, ce qui est une façon un peu moins gratuite de musarder. Dans le mot musarde il y a muse que l’on peut transformer en s’amuser, mais comment désigner autrement la vacuité  au service de la recherche en matière d’art?


L’atelier neuf

13 janvier 2008

Il est tellement neuf que ça m’intimide. Au sol, j’ai posé un lino et il n’y a pas encore une seule tache dessus, c’est assez inhibant mais le problème devrait normalement se résoudre tout seul assez rapidement.

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Rapport d’inactivité

11 janvier 2008

C’est le moment de vous le dire, pour 2008, je vous souhaite du bon, du beau, du bonheur et du fond du coeur!

Voilà quelques semaines que je n’ai pas blogué, pas le temps, pas la tête à ça, 2007 a été une année chargée en avatars. Allez, je vous fais un petit rapport.

Je vous avais déjà parlé de mon déménagement, mais vous n’avez pas eu les détails (heureusement!).
Il  m’aura fallu 9 mois pour venir à bout de la situation de A à Z, le temps d’accoucher d’une nouvelle vie, la Xème! Chercher une autre maison avec l’emplacement pour l’atelier, emballer le contenu de l’ancienne maison et ses 2 ateliers, déballer tout ça dans la nouvelle maison et transformer une pièce en atelier… Et pendant cette période, pas la possibilité de travailler et de prendre des engagements pour des expositions. Je commençais à désespérer d’être capable de m’y remettre et à me sentir un peu déstabilisée. Comme j’ai changé de département je dois également créer mon nouveau réseau en Savoie et ça ne se fait pas tout seul.

En 2007 je me suis occupée de l’organisation des stages de Danse des 5 Rythmes sur Annecy, mais comme nous n’avions pas suffisemment d’inscriptions, nous avons décidé d’arrêter, il y a trop d’activités de ce type sur Annecy et je ne pouvais pas faire venir l’animatrice depuis Paris pour 6 ou 8 personnes, et même si nous avions fait abstraction des questions économiques, les groupes plus importants sont beaucoup plus intéressants. Nous danserons donc ailleurs.

La-dessus, la préparation du Journal Mot de Passe, pour l’association ASPASIE à Genève, a pris aussi un peu de temps (je fais partie du comité de rédaction), mais nous touchons au but, le canard est presque prêt, je vous en reparlerai bientôt. En attendant, si vous êtes curieux, vous pouvez faire un tour sur le site d’ASPASIE.  

Passées les fêtes avec leur cortège de préparatifs et tout ce qui s’ensuit d’agréable mais de contraignant, ça y est je suis enfin à mon affaire.  Je viens de reprendre contact avec mon travail d’atelier aujourd’hui même, c’est un grand jour pour moi.

Pour terminer en beauté, une bonne nouvelle, le livre de Gaëtan Rudent (Les Aventures mémorables de Pamphile de Milet), avec qui il m’arrive d’exercer le joli métier de muse, est en cours de réalisation. Avec un peu de chance il sera présent au prochain salon du livre à Paris au stand des Editions Michel Champendal. Je suis très fière d’avoir participé à sa promotion. Vous pouvez encore souscrire, je crois qu’il n’est pas trop tard.

Je vous promets une photo du nouvel atelier dès demain quand il fera jour.

 


Les Deschiens et les multimédias

20 novembre 2007


Moi ça me fait rire, vous pourriez l’essayer…


Poster cette vidéo sur Wordpress

19 novembre 2007

J’ai eu de la peine, mais avec l’aide de Claude, j’y suis parvenue. Il suffisait d’aller dans mon compte et de décocher momentanément l’éditeur visuel, comme tu me l’as dit. Ensuite j’ai glissé la longue ligne à droite de la vidéo directement dans la page et voilà le travail. Merci Claude!


Sacré Géranium

14 novembre 2007

En faisant un tour sur le superbe blog de Macrocosmic, au milieu des merveilles florales, j’ai trouvé les paroles de la très belle chanson de Dick Annegarn: “Sacré Géranium”. Comme il n’y manquait que la musique et que c’est une de mes chansons cultes, je vous en fais profiter. Et si vous aimez trop, vous pouvez le trouver là (entre autres).

Best of Bruxelles

Listen Now:

Standard Podcast (MP3): Play Now | Play in Popup | Download

Gérard IMHOF, le facétieux

12 novembre 2007

Une exposition à ne pas manquer à Genève, tant elle déborde d’humour et de talent, celle de l’artiste visuel Gérard Imhof, à la Galerie Nota Bene, 4 rue Petitot - place de la Synagogue - 1204 Genève - Tél. 00 41 22 311 43 00.

Bagages, etc.

Soyez prêt à voyager avec des bagages très particuliers, par exemple si vous envisagez un pellerinage à St-Jacques de Compostelle, ne vous privez pas de l’indispensable croix à bretelles…

Jusqu’au 1er décembre 2007.
Horaires: du mardi au vendredi 15h / 19h
samedi 11h / 16j % sur rendez-vous.


Internationalisation de l’Amazonie

12 novembre 2007

Pendant un débat dans une université aux Etats-Unis, le ministre brésilien de l’Education, Cristovam Buarque, fut interrogé sur ce qu’il pensait au sujet de l’internationalisation de l’Amazonie. Le jeune étudiant américain commença sa question en affirmant qu’il espérait une réponse d’un humaniste et non d’un Brésilien. La presse nord-américaine a refusé de publier ce texte .Voici la réponse de M. Cristovam Buarque :

“En effet, en tant que Brésilien, je m’élèverais tout simplement contre l’internationalisation de l’Amazonie. Quelle que soit l’insuffisance de l’attention de nos gouvernements pour ce patrimoine, il est nôtre. En tant qu’humaniste, conscient du risque de dégradation du milieu ambiant dont souffre l’Amazonie, je peux imaginer que l’Amazonie soit internationalisée, comme du reste tout ce qui a de l’importance pour toute l’humanité. Si, au nom d’une éthique humaniste, nous devions internationaliser l’Amazonie, alors nous devrions internationaliser les réserves de pétrole du monde entier. Le pétrole est aussi important pour le bien-être de l’humanité que l’Amazonie l’est pour notre avenir. Et malgré cela, les maîtres des réserves de pétrole se sentent le droit d’augmenter ou de diminuer l’extraction de pétrole, comme d’augmenter ou non son  prix.

De la même manière, on devrait internationaliser le capital financier des pays riches. Si l’Amazonie est une réserve pour tous les hommes, elle ne peut être brûlée par la volonté de son propriétaire, ou d’un pays. Brûler l’Amazonie, c’est aussi grave que le chômage provoqué par les décisions arbitraires des spéculateurs de l’économie globale. Nous ne pouvons pas laisser les réserves financières brûler des pays entiers pour le bon plaisir
de la spéculation.

Avant l’Amazonie, j’aimerai assister à l’internationalisation de tous les grands musées du monde. Le Louvre ne doit pas appartenir à la seule France. Chaque musée du monde est le gardien des plus belles œuvres produites par le génie humain. On ne peut pas laisser ce patrimoine culturel, au même titre que le patrimoine naturel de l’Amazonie, être manipulé et détruit selon la fantaisie d’un seul propriétaire ou d’un seul pays. Il y a quelque temps, un millionnaire japonais a décidé d’enterrer avec lui le tableau d’un grand maître. Avant que cela n’arrive, il faudrait internationaliser ce tableau.

Pendant que cette rencontre se déroule, les Nations unies organisent le Forum du Millénaire, mais certains Présidents de pays ont eu des difficultés pour y assister, à cause de difficultés aux frontières des Etats-Unis. Je crois donc qu’il faudrait que New York, lieu du siège des Nations Unies, soit internationalisé. Au moins Manhattan devrait appartenir à toute l’humanité. Comme du reste Paris, Venise, Rome, Londres, Rio de Janeiro, Brasília, Recife, chaque ville avec sa beauté particulière, et son histoire du monde devraient appartenir au monde entier.

Si les Etats-Unis veulent internationaliser l’Amazonie, à cause du risque que fait courir le fait de la laisser entre les mains des Brésiliens, alors internationalisons aussi tout l’arsenal nucléaire des Etats-Unis. Ne serait-ce que par ce qu’ils sont capables d’utiliser de telles armes, ce qui provoquerait une destruction mille fois plus vaste que les déplorable incendies des forêts Brésiliennes.

Au cours de leurs débats, les actuels candidats à la Présidence des Etats-Unis ont soutenu l’idée d’une internationalisation des réserves florestales du monde en échange d’un effacement de la dette. Commençons donc par utiliser cette dette pour s’assurer que tous les enfants du monde aient la possibilité de manger et d’aller à l’école.

Internationalisons les enfants, en les traitant, où qu’ils naissent, comme un patrimoine qui mérite l’attention du monde entier. Davantage encore que l’Amazonie. Quand les dirigeants du monde traiteront les enfants pauvres du monde comme un Patrimoine de l’Humanité, ils ne les laisseront pas travailler alors qu’ils devraient aller à l’école; ils ne les laisseront pas mourir alors qu’ils devraient vivre.

En tant qu’humaniste, j’accepte de défendre l’idée d’une internationalisation du monde. Mais tant que le monde me traitera comme un Brésilien, je lutterai pour que l’Amazonie soit à nous. Et seulement à nous!”

Ce texte mérite d’être médité et diffusé.


Etre prosélyte ou ne pas être?

11 novembre 2007

Pourquoi je vous ai demandé de souscrire au livre de Gaëtan Rudent ”Les Aventures mémorables de Pamphile de Milet“?

Je comprends que dans toutes vos préoccupations ça ne vous semble pas prioritaire, aussi, avec l’aide de l’éditeur, j’aimerais vous dire pourquoi c’est important.

Gaetan Rudent

“Si Gaëtan Rudent était un homme célèbre nationalement, Gallimard ou tout autre éditeur prestigieux inscrirait immédiatement son livre dans son catalogue, parce qu’il fait partie du dessus du panier de la littérature.  Son style est fluide et puissant. Gaëtan, professeur retraité de Lettres Classiques (Latin et Grec ancien), encore gorgé (et ad vitam) de la radiante culture hellène, ce berceau de la démocratie, a tenu à nous communiquer toute sa connaissance fertile et essentielle du monde Grec antique, en grande partie fondatrice des valeurs-clefs de notre monde occidental. Pour ne pas ennuyer ses lecteurs, il a tourné le dos à tout didactisme et s’est dirigé vers la confection très soignée d’un récit prenant qui se lit comme un très bon roman. Et par tout le monde (il n’est pas besoin d’être un spécialiste de l’antiquité grecque). 

Parce que l’éditeur, les EMC - Editions Michel Champendal, est une petite association qui ne possède pas de fonds propres: douze bénévoles (3 informaticiens, 2 journalistes, 1 styliste de mode, 1 institutrice, 1 retraitée de la conservation des bibliothèques, 1 comédien, 1 libraire, 1 maquettiste et 1 formateur à l’expression écrite) travaillent assidûment à lire les tapuscrits, à les faire réécrire, à maquetter, à diffuser, à animer le site et le futur blog, à formater, à corriger les livres et à les vendre. Ils ne touchent pas un centime d’euro sur les livres; toutes les ressources des EMC servent à consolider la réputation de chaque livre et à éditer les suivants. Les seules ressources des EMC sont les ventes de livres (en moyenne trois cents exemplaires par titre).

En souscrivant, on permet aux EMC d’éditer au moins cent exemplaires de ce livre et on donne résolument sa chance à Gaëtan d’être reconnu en tant qu’écrivain (ce qu’il est déjà, mais il lui manque ce livre). On donne sa chance également au livre: une fois paru, il pourra être diffusé par les EMC sur leur site de vente par correspondance et vendu en librairies : il existera enfin!

 En résumé, souscrire à un exemplaire de “Les Aventures mémorables de Pamphile de Milet”, c’est permettre à Gaëtan Rudent de mettre le pied à l’étrier du cheval littérature en tant qu’auteur reconnu, et cette aide vaut bien les quelques euros qui serviront à payer le maquettiste et l’imprimeur.”

Comment faire?
Vous remplissez le bulletin de souscription que vous trouverez ici et  vous rédigez à l’ordre des EMC, un chèque de 14 euros par exemplaire souhaité, plus 4 euros de frais de port (5 euros pour 2 ex., 6 euros pour 3 ex.), vous adressez le tout aux éditions EMC, 16, rue Lentonnet, 75009 Paris.


Et bien maintenant, dansez!

20 septembre 2007

Conquérir sa liberté d’expression, offrir un espace à l’enfant intérieur qui nous habite et nourrir notre puissance créative… je suis à chaque fois revenue transformée, débordante d’énergie, de mes week-ends de Danse des 5 Rythmes avec Amélie Schweiger. Je ne peux pas garder ça par devers moi, ce serait vraiment trop bête. Imaginez un lieu où tout le monde retrouve sa joie de vivre…Et surtout, que cette sacrée fourmi n’aille pas s’imaginer que tout s’arrête à la fin de l’été! Au contraire, c’est en octobre que commence la saison de la danse. J’avais promis des infos complètes pour les stages de Danse de 5 Rythmes à Annecy, les voici donc.LA DANSE DES 5 RYTHMESAu confluent des approches modernes du corps et de la psyché et des pratiques chamaniques ancestrales, la danse des 5 Rythmes est un outil à la fois simple et puissant pour se relier à soi, au groupe et à la dynamique de la vie.
Cette méthode d’expression spontanée est offerte à tous, quels que soient votre condition physique, votre âge, votre expérience ou inexpérience de la danse. Elle vous invite à explorer cinq qualités fondamentales de votre énergie :
- Fluide : la rondeur, l’enracinement, l’expérience et le goût de soi
- Staccato : la clarté, la ligne, la limite, l’expression de soi
- Chaos : le lâcher prise, l’abandon à l’inconnu
- Lyrique : la légèreté, la magie d’être multiple
- Quiétude : l’immobilité en mouvement
Enchaîner ces rythmes, c’est danser des « Vagues » et laisser agir leur flux libérateur et régénérateur.

AMELIE SCWHWEIGER

http://www.lesviesdansent.fr

Amelie

Danseuse, formée aux U.S.A. par Gabrielle Roth. Enseignante certifiée de Danse des 5 Rythmes. Pratique approfondie de divers outils de développement du corps en mouvement et du toucher guérisseur : Danse Contact Improvisation, Body Mind Centering, massage sensitif. Pédagogue (Maître de conférences à l’Université, animation d’ateliers d’écriture). Artiste : création poétique (publication de recueils) et travail de la voix (dix ans de chant lyrique).

STAGES A ANNECY - ATELIERS DANSER LA VAGUE 2007-2008
20-21 octobre / 8-9 décembre / 2-3 février / 12-13 avril / 14-15 juin.
Ces stages ont été annulés faute d’un nombre de participants suffisant, se reporter au site d’Amélie pour d’autres lieux.

groupe silhouette

buste renverse

groupe

Tarifs et horaires :
Le week-end : 95 €; 85 € si paiement reçu trois semaines avant le stage (règlement complet par chèque à l’ordre de « l’Association Les Vies Dansent », à adresser chez Annette Genêt, 39, route du Châtelard, 73370 Le Bourget-du-Lac).
Le tarif est dégressif dès le 3ème week-end (3ème : 80 € / 4ème : 70 € / 5ème : 60 €).
Le samedi (16h - 19h30) : 35 €.
Le dimanche (10h - 17h) : 65 €.

Contact : Annette Genêt 04 79 36 99 71 / 06 70 30 17 17.

annette.genet@wanadoo.fr

Lieu: Espace Danse Maryse Daléas, 2, rue Louis Chaumontel, 74000 Annecy.

 


Pour parler d’art

19 septembre 2007

http://www.artabsolument.com

Ce site, recommandé dans sa Newsletter par la Maison des Artistes, est bien achalandé. Il vaut bien quelques lectures.


Danse Sensitive à Annecy avec Gisèle Aguinaga

16 septembre 2007

Je ne saurai jamais assez transmettre mon goût pour le mouvement et jusqu’ici je vous ai présenté à plusieurs reprise la Danse des 5 Rythmes puisque j’en suis l’organisatrice à Annecy, mais je ne vous ai pas encore parlé de la Danse Sensitive. Je me fais une joie de réparer cette lacune en vous livrant quelques fragments inspirés par le programme de Gisèle Aguinaga qui anime ces délicates petites perles d’ateliers mensuels à Annecy.

danse sensitive arbrePar l’expression du corps et de la danse libre, l’éveil de nos sens, l’écoute de notre sensibilité intime, intuitive, dans l’alliance de la légèreté et de la profondeur…
- être l’artisan joyeux au coeur de la rencontre corps et âme
- oser librement notre spontanéité, notre créativité
- explorer l’imprévu dans la découverte de nouveaux langages dans la rencontre de soi et des autres…
- développer nos perceptions afin d’enrichir notre qualité d’être et de présence
- explorer les passages de l’intérieur vers l’extérieur, de l’individuel au collectif
- nourrir la partie vivante en chacun de nous et enrichir nos forces de transformation

Danse sensitive danseuse sol 1danse sensitive mainsCet atelier s’inscrit dans un processus de développement personnel à médiation corporelle et artistique. Il ne nécessite pas une expérience préalable de danse, et respecte le rythme de chacun, il s’articule autour des axes suivants:
- La préparation, la mise en disponibilité du corps et le relâchement des tensions se font par des massages et des exercices d’étirements.
- Le centrage, l’ancrage, la présence, le travail sur le souffle sont favorisés par des exercices issus du Qi Gong.
- Des objets (voiles, tissus, bambous…) sont utilisés comme prolongement de soi et passage vers l’autre.
- A travers différentes propositions (thèmes ou contes), chaque personne est invitée à explorer, découvrir, exprimer les divers aspects d’elle même.
- Le contact, les improvisations en duo ou à plusieurs facilitent la rencontre dans un espace de jeu - de liberté - de surprise, invitant à déjouer nos peurs de la relation, ceci dans un espace de confiance et de respect.
- La musique stimule le contact avec l’imaginaire et les émotions, et le rythme soutient les danses.
- Un temps de partage verbal permet d’intégrer ensemble l’expérience vécue.  Gisèle

AGUINAGA est éducatrice corporelle, brevetée d’état (E.G.D.A.). Après un chemin de conscience alliant différentes approches corporelles, psychologiques, et spirituelles, elle s’est formée à la danse thérapie en Expression Sensitive auprès de Dominique Hautreux, et d’autre part, à la médecine traditionnelle chinoise et au Qi-gong au sein de l’école de l’énergie des 4 saisons fondée par Genny Rivière.  Elle anime régulièrement des cours de Qi-gong, des ateliers de danse sensitive et des séminaires alliant ces différentes approches, au sein de l’association Confluence.

Renseignements pratiques : Ateliers du samedi de 14h45 à 18h45 :
- 20 octobre - 24 novembre - 15 décembre 2007
- 19 janvier - 02 février - 22 mars - 05 avril - 24 mai - 14 juin 2008.
Lieu : Artys - 1 passage de Vignières - 74000 ANNECY
Tarifs : 35 € l’atelier 30 € à partir de 3 ou 25 € à partir de 6 ateliers. Payable à l’avance. Possibilité de paiements échelonnés.
Adhésion à l’Association “Les jardins de l’éveil”: 10 € pour l’année.
- Se munir d’un plaid, d’une tenue souple et confortable.
- Inscription 10 jours avant la date de préférence.
- Les ateliers sont limités à 12 personnes, les inscriptions sont prises par ordre d’arrivée. 

Contact : 06 69 44 78 41 - 04 50 22 84 85 - E.mail : g.aguinaga1@tiscali.


Job de muse

5 septembre 2007

Pour ceux qui s’intéressent à la Grèce antique et, entre autres personnages, à la personnalité d’Aspasie, cette belle courtisane, concubine de Périclès, dotée d’un esprit brillantissime et respectée des plus grands de son temps, je vous présente un ouvrage qui nous la dévoile de façon originale. C’est par le biais d’un vieil esclave, personnage fictif vous vous en doutez, que nous pénétrons dans la vie quotidienne de cet ancien monde. Un moment de lecture très agréable et souvent hilarant, parfaitement documenté et en fin de compte très instructif (idéal pour se cultiver malgré soi).

Son auteur? Gaëtan Rudent, ça vous dit quelque chose? Je suis fière d’être la muse attitrée de l’écrivain. J’ai été la marraine des “Aventures Mémorables de Pamphile de Milet” (c’est le titre de l’ouvrage) depuis sa conception jusqu’à ce jour. L’ouvrage est en souscription aux Éditions Champendal.

http://www.champendal.com/  

Bulletin de souscription:

http://www.champendal.com/docs/Bon_souscription_Pamphile_De_Milet_Gaetan_Rudent.pdf 

Je vous souhaite une excellente lecture.


Danse des 5 rythmes, très chères fourmis,

13 août 2007

L’été n’est pas terminé et je me demande s’il a même commencé, voilà qui n’empêchera pas la cigale de danser. Pensant avec compassion à cette pauvre fourmi qui doit tout planifier longtemps à l’avance pour assurer sa survie, je vous annonce déjà le programme de la saison prochaine à Annecy.

Donc à Annecy, les stages de Danse des 5 Rythmes se dérouleront à l’Académie Maryse Daléas, 2 rue Louis Chaumontel, sur les week-end des

- 20/21 octobre 2007
- 8/9 décembre 2007
- 2/3 février 2008
- 12/13 avril 2008
- 14/15 juin 2008.

Je vous communiquerai les horaires ultérieurement et si vous êtes intéressé, envoyez-moi vos coordonnées et email sur musarde@muzarte.net.

Pour les autres lieux animés par Amélie Schweiger en France, vous pouvez consulter le site http://www.lesviesdansent.fr.

Pour le moment, je ne vous en dirai pas plus parce que je suis encore très occupée à évacuer les cartons de mon déménagement et comme j’ai également l’intention de prendre quelques vacances, le temps devient trop rare pour bloguer, mais je suis toujours là et je reviendrai bientôt.


Wim Delvoye, formidable plasticien

16 juin 2007

Je n’en reviens pas de l’incroyable production de cet artiste actuellement exposé à la Foire de Bâle, jugez-en.

Les engins:
Wim Delvoye Wim Delvoye engin Wilm Delvoye Wim DelvoyeWilm Delvoye

La chapelle:
Wim Delvoyel

Les cochons tatoués:
http://meszistoiramoua.over-blog.com/article-2580177.html
Wim Delvoye

La machine à produire de la merde:
http://www.luxiotte.net/arts/expos2004b/delvoye1.htm#note01 
http://www.cloaca.be/machines.htm
Wim Delvoye

Plus encore:
http://www.galerieperrotin.com/artiste_.php?id_=116&&nom_=Wim%20Delvoye&&dossier=Wim_Delvoye#
1Wim Delvoye