Archive for avril, 2006

D l’eau…

jeudi, avril 27th, 2006

 L’eau reçoit les vibrations des fonds (la terre). Elle reçoit la lumière et l’air lui impose un  mouvement. Tout se reflète en elle, c’est un élément extrêmement mobile dont la forme se modifie sans cesse. L’eau est partout. L’être aussi est partout, de plus il n’a nul besoin d’apparaître pour exister.

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« Eau de Cologne », encres, 50x70cm
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« All wet », huile sur toile, 40x50cm

La danse des 5 rythmes, j’ai beaucoup aimé

mardi, avril 25th, 2006

Je suis revenue transformée, débordante d’énergie créatrice et de joie de vivre, d’un week-end de danse des 5 rythmes à Annecy avec Amélie Schweiger. Je ne peux pas garder ça par devers moi, ce serait vraiment trop bête. Imaginez un monde où tout le monde retrouverait sa joie de vivre… Alors voilà:
« Au confluent des approches modernes du corps et de la psyché et des pratiques chamaniques ancestrales… outil à la fois simple et puissant pour se relier à soi, au groupe et à la dynamique de la vie.Enchaîner les 5 rythmes, c’est danser « des vagues » et laisser agir leur flux libérateur et régénérateur. »- Fluide: rondeur – enracinement – goût de soi
– Staccato: clarté – limite – expression de soi
– Chaos: lâcher prise -abandon à l’inconnu
– Lyrique: légèreté – magie d’être multiple
– Quiétude: immobilité en mouvement – paix…C’est une méthode d’expression spontanée offerte à tous, quels que soient la condition physique, l’âge, l’expérience ou l’inexpérience de la danse.Pour en savoir plus: www.gabrielleroth.com(Présentation ci-dessus d’après un texte d’Amélie Schweiger,  » Association les vies dansent »).

Au Prado

lundi, avril 24th, 2006

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Hans Baldung, Les trois âges de la vie

Une vision qui m’a prise à la gorge lors de la visite du Musée du Prado… c’est assez macabre, mais comment faut-il s’y prendre pour relativiser les états d’âme? Ca peut changer la façon dont je me regarde dans le miroir, disons que mon sens critique devient plus souple face à un tel inéluctable. Ca m’aurait rassurée de voir l’équivalente représentation sur le corp masculin, pourquoi faut-il si souvent que ce qui parle de dégradation des corps soit fixé sur une image féminine? Je rejoins Nancy Huston dans son « Journal de la création »: en finira-t’on avec cette dichotomie de l’homme-esprit et de la femme-corps?

Pendant que j’y suis…

lundi, avril 24th, 2006

Puisque le tiroir est ouvert, j’en profite pour exposer toutes mes décorations… Tanpis pour la modestie![photopress:Lesion_d__honneur.jpg,full,centered]
Lésion d’honneur

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Ordre du Venin

Mauvaise conscience

samedi, avril 15th, 2006

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Annette Genêt, aquarelle

Après un weekend de danse où j’ai reconstitué mon stock de joie de vivre et d’énergie (il faudra que j’en cause), voilà que ma ligne téléphonique a été interrompue pendant presque 5 jours… Impossible de rejoindre la toile… mais ça n’est pas faute d’y avoir pensé! Je songeais avec émotion à Goldenlucyd (voir la blogroll de Blogging in Paris), à son chat Etherl qui était vieux et malade, peut-être déjà dans un monde meilleur… et je lui envoyais des bonnes « vibes »… et puis à tous ces liens virtuels et pourtant bien humains qui peuplent mes pensées de blogueuse. A quelque chose ce débloguage aura été utile et ma petite entreprise n’a as totalement dérivé. J’ai mis les bouchées doubles à l’atelier: scie-ponce-colle-cloue-encolle… En attendant de voir à quoi vont servir tous ce support à peindre encore vierges, je me décerne une fois de plus (mais publiquement cette fois), l’ordre de la mauvaise conscience. De toutes façons, quoi que je fasse, il y aura toujours de bonnes raisons de se la décerner. En tout cas je laisse la médaille en ligne, ça peut toujours soulager quelqu’un.

Pierre Paul Rubens, Les Trois Graces, Le Prado, Madrid

lundi, avril 3rd, 2006

[photopress:Les_3_gr_ces_de_Rubens.jpg,full,centered] Les canons de l’époque étaient mieux nourris que ceux d’aujourd’hui…

Technique du bronze à la cire perdue en modelage direct

lundi, avril 3rd, 2006

http://www.le-clos-parchet.com

Démarche

La lithographie ou la gravure sont des techniques d’imprimerie alors que la « lithographie originale » et la « gravure originale » sont des moyens de créations artistiques qui utilisent les techniques d’imprimerie précitées. Il en va de même pour « le bronze à la cire perdue en modelage direct» : c’est un moyen de création qui utilise la technique industrielle de la fonderie à la cire perdue. Maîtriser de A à Z la création et la réalisation d’une Å“uvre, permet d’aller beaucoup plus loin dans son accomplissement, cela nous autorise des prises de risques « technico-artistiques » que la plupart des fondeurs d’art n’osent pas prendre (ce qui est logique).

Processus

Le point de départ est un modelage en cire malléable. Il a la spontanéité de tous les modelages. Pour les petites pièces (moins de 20cm) le modelage se fait généralement sans armature, au-delà de cette dimension, la cire, n’ayant pas une rigidité suffisante il est nécessaire de la « monter » sur une armature en cuivre ou en laiton, elle disparaîtra au moment de la coulée. Ce modelage, pour être coulé doit être préalablement « équipé » des canaux techniques nécessaires à « l’entrée » du métal et à l’évacuation des gaz. Pour confectionner le moule, cet ensemble, sera noyé dans une « potée » (personnellement, j’utilise un plâtre réfractaire de ma composition.) Il est possible de trouver, dans le commerce différentes variétés de réfractaire prêt à l’emploi. Ce moule est dans un premier temps «déciré » à la vapeur, puis il est cuit à une température de 800°C, afin de conserver un maximum de calories donc de fluidité au métal, il est sorti chaud du four (entre 300 et 400°C). Au moment de la coulée, pour résister à la pression du bronze, le moule est calé par du sable dans un châssis métallique. Le bronze entre dans le moule par le cône de coulée (une sorte d’entonnoir), il descend par le canal de coulée, il entre dans la sculpture par son point bas pour remonter à l’intérieur. En remontant le métal se refroidit, il est nécessaire de « nourrir » la sculpture avec du bronze chaud, cette alimentation est faite par des canaux ascendants qui relient le canal de coulée à la sculpture : Ce sont les jets, ils sont placés selon des orientations et une fréquence qui varie en fonction de la forme de la sculpture. En plus de l’air contenu dans le moule, la coulée produit des gaz, ils sont évacués par les « évents », ils sont généralement placés à l’opposé des jets ainsi que sur tous les points hauts de la sculpture. Le point de fusion du bronze est légèrement supérieur à 900°c. Il est fondu dans un creuset. Pour une question de fluidité, la coulée se fait à une température de1200°c. Après refroidissement le moule est retiré du châssis, il est cassé, la sculpture réapparaît, les canaux techniques ayant été remplis de bronze : il faut les tronçonner, et faire disparaître bavures et diverses imperfections (c’est le surfaçage). On termine le processus par la patine.

Il est important de souligner que cette pratique comporte des dangers. Il me semble opportun de démentir une légende aussi folklorique que dangereuse : le bronze à la cire perdue ne se coule jamais directement sur la cire. Si quelqu’un tentait l’expérience, la réalité serait la suivante : dans un espace fermé, en une fraction de seconde, la cire passerait d’un état solide à un état gazeux inflammable, la brutale augmentation de pression qui en résulterait provoquerait une explosion : c’est la définition d’une bombe (la même réaction se produirait avec des métaux « à bas points de fusion »).

James BAYLE