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Quelque chose de passé, un peu comme le temps
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Quelque chose de passé, un peu comme le temps
Il y a quelques jours le Monde a publié un article sur les blogs de séniors. J’y ai découvert cette petite merveille de délicatesse et d’expérience: « Blogging in Paris – Diving in the past ». C’est un blog écrit en anglais et parlé en français ou Claude raconte son histoire de sa voix calme et simple. On a l’impression d’écouter penser à voix haute une dame de sa famille. La galerie de photos est très belle, je vous invite à faire la découverte de cette belle âme.
http://covonline.net/index.php/archives/category/diving-into-the-past/Â
Voir le billet du 23 février publié par Lunettes Rouges: « Je ne suis pas critique d’art (quoique) »:http://lunettesrouges.blog.lemonde.fr/lunettesrouges/2006/02
Les commentaires et les sites qui accompagnent le sujet sont nombreux et intéressants. Lunette Rouge est vivifiant, merci à lui.
Le mardi 21 mars à 11h, à Paris, Place du Palais Royal, une manifestation est organisée par la Maison des Artistes. Informations sur le site:
http://www.lamaisondesartistes.fr/publications/article.php3?id_article=125
Des infos: http://www.mapra-art.org/index.html
Martian Ayme www.martian-ayme.com , artiste plasticien Haut-savoyard me transmet ce billet destiné au Bloc Note de la MAPRA:C’EST PAS D’LA SOUPE… Le Gouvernement a l’ambition de « …faire de Paris une place de création majeure. » Tels sont les termes utilisés par M. le ministre délégué au budget et à la réforme de l’État à propos de l’alinéa 9 de l’article 93 du Code général des impôts qui vient d’être voté et qui commence ainsi :
« 9. Les auteurs Å“uvres d’art au sens du 1° du I de l’article 297 A bénéficient d’un abattement de 50 % sur le montant de leur bénéfice imposable au titre de la première année d’activité ainsi que des quatre années suivantes… » Bien loin de moi l’idée d’un crachat dans la soupe. Les artistes ont bien de la chance : le gouvernement reconnait leur importance, et leur donne un coup de pouce en leur dénichant une niche fiscale. Mais la réalité est peut-être un peu moins glorieuse : à y regarder de plus près je ne suis pas sûr que cette mesure risque de coûter bien cher à notre gouvernement ; explication…
Au vu de leurs revenus actuels quel sera le pourcentage, ou le nombre d’artistes qui débutent et qui auront des revenus suffisants pendant leurs 5 premières années (à compter de 2006) pour vraiment en profiter ; surtout que ces dispositions ne s’appliquent qu’aux revenus résultant de la cession des Å“uvres, et cessent de s’appliquer en cas d’étalement. Combien d’artistes vont pouvoir profiter à plein de cet abattement limité à 50 000 euros par an (somme généreuse au demeurant) à part quelques uns, et encore ; en tout cas certainement pas en région ! La soupe ne serait-elle qu’un brouet clair ? Je note au passage que l’ambition porte sur Paris, et sur les revenus ! Elle ne porte pas sur l’ensemble du pays, ni sur les difficultés qu’ont les artistes, tous les artistes, pour être vus. Combien d’artistes « invisibles » par manque de lieux, pour combien de montrés en quelques lieux choisis ? Peut-être que si on voyait un peu mieux les « jeunes artistes », et tous les autres, le public pourrait déjà mettre lui-même un peu de gras dans la soupe ; et les jeunes artistes mieux profiter de l’alinéa.
Et puis j’aimerais bien que l’on me dise si les intéressés, les artistes en l’occurence, ont été consultés… Si, par exemple, la Maison des artistes qui, me semble-t’il, vu le nombre de ses adhérents, peut être estimée comme « assez » représentative de la profession, a eu son mot à dire dans le cadre de la préparation du 93, alinéa 9. Non, vous ne me ferez pas dire que c’est du rata[ge], mais j’y ai pensé. Le jour où les intéressés (et les artistes ne sont pas les seuls !) seront consultés, et entendus, et où l’on pourra commencer à envisager des mesures véritablement efficaces, je n’y penserai plus.
Martian AYME (Février 2006)
Ce billet vient en complément de celui publié sur ce blog le 23 février sous le titre « Les artistes et la médiation culturelle ».
Comment les artistes fournissent les bâtons pour se faire battre. La personnalité artistique n’a cure de pouvoir, ici, le mot pouvoir est associé à celui de créer. L’artiste est assez fréquemment mauvais gestionnaire de sa carrière, et s’il ne développe pas cette capacité d’autres s’en chargent pour lui à ses dépens. Nous possédons tous ce que C.G.Jung a désigné par le nom de Personna, c’est notre face visible en société, la vitrine de notre personnalité. Nous donnons à connaître publiquement une personnalité particulière, sérieuse ou légère, amicale ou fermée, solidaire ou égocentrée, bohème ou carriériste, exubérante ou retenue, etc. En approfondissant le caractère d’un individu, on découvre que derrière la façade peut se cacher son opposé, et cette apparence dissimule généralement des vulnérabilités. Tout ça pour dire que nous ne sommes pas monolithiques, nous possédons de nombreuses facettes de personnalité. Le contenu de nos pensées, nos comportements sont mus par diverses énergies qui nous traversent et parfois nous habitent depuis l’enfance. Nous pouvons très bien avoir des parties en contradiction et il n’est pas aisé de les harmoniser. Pour avoir la paix, nous sommes parfois tentés de donner raison à l’une et aussitôt l’autre réclame ses droits. Toute la difficulté est de supporter ces oppositions qui nous tiennent dans un équilibre inconfortable. Notre équipe intérieure est parfois difficile à contrôler.Certaines de ces voix intérieures sont très enfantines, comme par exemple celle de l’artiste. L’énergie de l’artiste veut toute la liberté, elle ne supporte aucune entrave, elle ne veut entendre aucune raison. Elle est très séduisante et offre des passions et d’immenses compensations aux maux existentiels, elle procure des plaisirs incomparables. En apparence, il y a de quoi faire des envieux. Cependant, à l’excès elle peut devenir toxique et envahir toute la personne. J’ai entendu dire à plusieurs reprises qu’un authentique artiste, c’est celui qui ne peut pas faire autrement que créer. Je crois que c’est vrai, mais si ce côté de ma personnalité est un fil moteur et occupe une place centrale dans ma vie, je revendique également pour mon équilibre l’existence des autres facettes. Pour aborder les aspects gestionnaires, peut-être moins séduisants que ceux de la création, s’il n’y a personne dans ma petite entreprise pour accepter de jouer ce rôle, l’énergie artistique risque de m’entraîner dans la misère. Mon travail sera peut-être magnifique et même reconnu mais dans le meilleur des cas il profitera à une entreprise extérieure mieux organisée que la mienne. Les clichés ont hélas encore de beaux jours : l’artiste maudit, la bohème, la dèche, rien de très agréable ni confortable. Non merci !
Si je ne gère pas mon temps, mon travail ou mes finances, d’autres vont s’en charger à mes dépens. Chaque fois que je renie un aspect de ma personnalité, chaque fois que je rejette une partie de moi aux oubliettes de l’inconscient (par exemple l’argent ou le pouvoir dans ce cas précis), il ne se passe pas longtemps avant que ce terrain laissé vacant ne trouve preneur. La situation est comme aimantée, ce qui doit être géré appelle immanquablement un gestionnaire et si je laisse cette place inoccupée elle sera récupérée pour le bonheur d’une entreprise extérieure. Si vraiment je décide d’attribuer une place très large à mon énergie artistique, il me reste encore une dernière solution, celle de la sous-traitance, encore faut-il en avoir ou s’en donner les moyens.
Quelques réflexions inspirées par la lecture des textes « ressource » publiés sur le site de l’agence « Etant Donné » par M. Alain Livache
http://www.etant-donne.com/pagesressources.htm
M’intéressant à tout ce qui parle d’art contemporain dans ma région, j’ai récemment exploré le site de l’Agence régionale de médiation culturelle et de sensibilisation à l’art contemporain Etant Donné, implantée à Annecy. Bien que sous son intitulé, elle prenne l’apparence d’une agence officielle, en réalité elle est une entreprise privée, prestataire de services. Monsieur Alain Livache, en est le directeur et propose ses services en tant que médiateur culturel aux  « éus – cadres territoriaux – responsables d’associations, de centres d’arts et de musées – dirigeants de structures culturelles, socioculturelles, sociales ou éducatives – chefs d’entreprises – enseignants  » afin de collaborer aux missions dont ils ont la charge.
Il y a environ deux ans, l’Agence Etant Donné a été chargée du recensement des artistes et des diffuseurs par l’Assemblée des Pays de Savoie (entité officielle regroupant les moyens des Conseils généraux respectifs des deux départements savoyards). Il est à noter que cette idée avait déjà été proposée sous une forme très différente par un artiste Haut-Savoyard (James Bayle), créateur de l’ex-Taninges Art Contemporain (manifestation très favorable aux artistes). Selon Monsieur Bayle, la proposition devait reposer sur le respect de la législation concernant le statut de l’artiste professionnel; dans la formule qu’il a rendue publique, Monsieur Livache en aurait adapté et déformé le contenu !
Monsieur Alain Livache, est commissaire dans diverses expositions en Haute-Savoie et se montre très actif dans de nombreuses manifestations et colloques concernant l’art contemporain (par ex. il intervient lors des prochains séminaires du Cipac: « Art contemporain et départements », les 14 et 15 mars 2006, en Dordogne).
Je vous livre ici quelques réflexions.
Qu’est-ce que l’art contemporain ?
Certes pas un mouvement au sens historique, pour ça il faudrait qu’il soit institutionnalisé comme le fut par exemple Dada. Que faut-il donc pour parler de mouvement au sens historique ? Le mouvement Dada était-il de l’art  contemporain ? Etait-ce un art élitiste ? Etait-ce même de l’art ? N’a-t-on pas institutionnalisé la farce pour éviter d’en être les dindons ?
L’art contemporain est aussi insaisissable que le temps auquel il se rapporte. Il s’inscrit dans une dynamique éphémère, c’est en cela qu’on ne peut ni l’enseigner, ni forcer quiconque à l’apprécier. C’est un art du présent, il est la passerelle furtive proposée entre l’inconscient du créateur et celui du spectateur, l’Å“uvre fait (ou ne fait pas) écho. En oubliant toute modestie, on pourrait prétendre qu’il y a un impact de l’ordre éducatif lorsque quelque chose se remet en jeu dans la psyché du spectateur au contact de l’Å“uvre, ce qui est exceptionnel, voire miraculeux, mais possible. Il est particulièrement difficile d’évaluer la qualité de l’Å“uvre contemporaine, sur ce terrain les jugements hâtifs et péremptoires vont aussi bon train que les inévitables impostures. Qui peut juger ?
L’éducation artistique en tant que médiation sociale ?
Les textes « ressource » à disposition sur le site Etant Donné mettent en évidence un discours qui se veut humaniste et repose sur le postulat que ni les classes sociales défavorisées, ni les classes privilégiées n’apprécient l’art contemporain. Toutes les classes sociales se trouvant par conséquent dans une situation d’égalité pourraient alors évoluer ensemble dans ce terreau favorable au partage… Comme disait le clown de mon enfance : « Il n’y a pas de différence entre une tarte aux prunes et une tarte aux cerises, elles sont faites toutes les deux avec « pas de poires »». (voir le texte ressource N°2 dont je cite un passage :  «…Paradoxalement l’art contemporain installe une situation potentielle et inhabituelle de partage»)
Monsieur Livache affirme son identité de « professionnel de l’art contemporain » en tant que médiateur socioculturel, investi de la mission de transmettre cet art aux couches moins favorisées, abandonnant ainsi « …un objet culturel pauvre et sans intérêt aux élites décadentes… » (je cite).
Pour « insuffler » l’art contemporain aux jeunes, Monsieur Livache cible les dispositifs périscolaires qui devraient remplacer bientôt les ex-dispositifs (CEL), ainsi que les Maisons des Jeunes et de la Culture. Institutionnaliser l’art contemporain en tant qu’entité créative dévolue à la paix sociale, revient à le déposer dans les mains de tous, c’est une noble intention. Les artistes seraient alors les interfaces socio culturels mis en place par le pouvoir pour faire face aux crises urbaines ? Et comme tout un chacun peut jouer ce rôle dans son microcosme, avec une telle identité, les artistes sont-ils encore utiles à la société d’aujourd’hui ? Question effrayante !
Que devient alors le rôle des artistes ? Quelle est leur identité spécifique ?
Si les animateurs socio culturels sont naturellement désignés par leur position dans les quartiers pour mener à bien une tâche sociale créative, sont-ils pour autant de libres créateurs ? N’est-ce pas cette notion d’indépendance, intrinsèque à la créativité, qui différencie aujourd’hui les artistes plasticiens des autres acteurs créateurs socioculturels ?
L’art contemporain comme exutoire de la violence urbaine ?
Des maisons de quartier, plaques tournantes, au centre de l’éducation à l’art contemporain et du même coup de la paix sociale ? Pourquoi pas ? mais entre autres !
L’art contemporain, entité créative, oui, mais compte tenu de la grande diversité des médias qu’il utilise, son influence s’exerce à tous les niveaux. Sorte de sérum de vérité, que ça plaise ou non, n’est-ce pas en cela que réside sa fonction thérapeutique quand il est question de pacifier ? L’art contemporain peut reconnaître et mettre en scène les réalités de tous, c’est une bonne base pour une « communication non violente », mais encore faut-il aller plus loin dans cette direction. La mise en image de la violence fascine ; est-il assuré pour autant qu’elle exorcise l’inconscient collectif ? Chaque artiste porte en lui un morceau de cette collectivité qu’il donne à voir ou à entendre, reste à savoir si la représentation de la violence tant prisée dans les jeux de l’arène ne transforme pas cet exorcisme en perversité. On peut reprocher aux artistes de se plier aux goûts de la main qui les nourrit, à la mode ou à l’actualité (et l’hémoglobine se vend bien). Je me garderai autant que possible de jugements sur les raisons des compromissions auxquelles sont contraints les artistes, car le manque de fonds en est une raison fondamentale. Avant que d’embarquer dans un art contemporain à vocation pacificatrice ne faut-il pas faire une reconnaissance encore plus pointue des rôles, des acteurs et de leur réalité respective ?
S’y risquer demande du temps, de la neutralité et un certain intérêt pour les causes perdues.
La médiation culturelle en partenariat vraiment équitable ?
Nous les artistes, sommes d’excellents faire-valoir et quand nous refusons de prendre en charge les aspects politiques ou financiers de notre profession, nous en portons en partie la responsabilité (voir l’article sur ce chapitre). Les intermédiaires intéressés ne manquent pas. Le charme qui manque au politique, c’est justement le nôtre, celui de la liberté et du désintéressement. Nous sommes donc souvent utilisés comme masque gracieux du pouvoir et de la finance. Untel, homme politique, met en avant ses réalisations culturelles pour dissimuler son museau de loup, ce ne sont pas les exemples qui manquent. Est-ce là , la forme que revêt le nouveau mécénat ? Je ne veux porter de jugement ni sur les loups (que j’aime pour leur nature sauvage) ni sur les artistes, à chacun son lot et les uns feraient bien de prendre un peu de graine chez les autres (et vice et versa).
Des subventions attribuées au domaine socioculturel au nom de l’art et des artistes ?
Ma revendication se bornera à une identification précise des acteurs. Le socioculturel est une articulation, un rouage entre la société et l’art, il n’est pas l’art et ne devrait pas se proclamer juge et partie. Ma crainte est de voir les maigres subventions attribuées (quand encore elles le sont) à l’art se diriger vers des institutions en utilisant les artistes, ce qui risquerait d’avoir pour effet de réduire encore les moyens des artistes.
Musarde/23/02/2006
Les images et les textes publiés sur ce blog peuvent être utilisées sous condition de mentionner leur auteur et la source de leur publication. Les modifications ne sont pas autorisées sans l’accord de leur auteur.Â
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Act-Art – Fédération des artistes visuels de Genève. info@act-art.ch  Act-art à Europ’Art : du 27 avril au 1er mai 2006
Qu’entendons-nous aujourd’hui par « atelier d’artiste »? Pour sa participation à Europ’Art, la Fédération a choisi de travailler autour du contexte de la naissance d’une oeuvre.
6 espaces de création représentant 6 médias différents ont ainsi été « re-créés » à Europ’Art : Mélanie Deron : vidéo; Denise Tchoumi : installation; Eva Balibea: photographie; Ousmane Dia : sculpture; Ruth Crisinel: peinture.
Vernissage le jeudi 27 avril à 19h. Expo du 27 avril au 1er mai.Bienvenue à Europ’Art… Ci-dessous programme en pdf:
http://www.act-art.ch/uploadpdfÂ
Newsletter de act-art: http://www.act-art.ch Â
« Armes et bagages »: l’imagination et l’humour facétieux de Gérard ne cessent de m’étonner. Le bois vermoulu conserve la vedette depuis l’exposition d’octobre, et si le thème parle du temps qui passe, le trait de crayon semble l’ignorer royalement. Le Jardin Alpin montre sept oeuvres inédites de l’artiste, toutes magnifiques. Vous aurez la surprise de découvrir le premier pistolet d’Imhof, souvenir d’enfance tendrement moqueur… ainsi qu’un bagage très spécial.Â
Du 10 février au 5 mars 2006
Villa du Jardin Alpin
7, chemin du Jardin Alpin
1217 Meyrin-Genève
Heures d’ouverture:
Me-jeu-ven 14h30-18h30
Sam-dim 1h-18h
Fermé lundi- mardi.
L’expression du désespoir n’est acceptable que si l’espoir la suit de très près. Oui, tout est grignoté par la vermine et tout disparaîtra, mais c’est en principe pour mieux préparer le terreau des vies nouvelles. La beauté est éphémère et fragile, sa révélation touche au merveilleux et enveloppe l’âme d’un doux regret. Maître d’une intemporelle nostalgie, Gérard Imhof, avec l’humour acerbe du désespoir, met ici en scène l’inéluctable cycle de la vie, le méticuleux travail d’un monde discret et silencieux dont les acteurs les plus nobles sont les insectes. Tandis que leur activité s’exerce au cÅ“ur du bois qu’ils «vermoulent» patiemment, nous les humains poursuivons parallèlement la nôtre. Deux sociétés qui consomment la nature et se reproduisent, à une nuance près : celle des insectes fait place nette pour la vie à venir, alors que celle des humains fait place morte pour le non-avenir. Véhicules rongés accrochés aux arbres ou emplâtrés face à un symbole religieux, déploiement militaire autodestructeur, rouge gorge tragique dont le sang s’écoule en fine sciure - enfin face à ces macabres représentations, quelques pétales nacrés de monnaie du pape ou quelques feuilles de tilleul immortalisées avec l’incommensurable délicatesse qui caractérise la touche de l’artiste. Sous le dehors trompeur d’une application désuète, l’Å“uvre dit tour à tour la beauté et l’aspect mortifère d’un monde dérisoire qui s’étend largement au-delà de toute forme de frontière. En plus de ses remarquables qualités plastiques, l’art de Gérard Imhof est parfaitement universel. Octobre 2005
En avril 2005, un film a été réalisé par le groupe Visarte de Genève, dans les ateliers de 28 artistes membres (dont je fais partie). Ce film est diffusé par VISARTE/GE et j’en possède un exemplaire, il est est visible en ligne en très petit format sur le site d’Europ’Art à cette adresse:
NYPL Digital Gallery provides access to over 415,000 images digitized from primary sources and printed rarities in the collections of The New York Public Library, including illuminated manuscripts, historical maps, vintage posters, rare prints and photographs, illustrated books, printed ephemera, and more.
Allez donc faire un tour sur ce site. Vous y trouverez une immense source de documents rares issus de la bibliothèque publique de New York. Ces documents peuvent être téléchargés librement pour l’étude mais une taxe modeste doit être payée à la bibliothèque en ligne en cas d’utilisation publique (par ex. sur le web que ce soit commercial ou non). Cette taxe n’a rien à voir avec le droit d’auteur, mais la plupart de ces images appartiennent déjà au domaine public. Voir les conditions d’utilisation (le site est en anglais).
http://digitalgallery.nypl.org/nypldigital/
(Trouvaille communiquée par Jean-Jacques)
Tout dépend de la philosophie du promeneur, mais aussi de sa capacité d’observation. Jean-Jacques me transmet un concept intéressant: la sérendipité (non reconnu par l’académie française, mais est-ce une référence essentielle?).
C’est l’art de faire des trouvailles en perdant son temps, voilà qui anoblit un tantinet mes égarements. On peut explorer ce thème, entre autres à cette adresse:
http://urfistinfo.blogs.com/urfist_info/2005/04srendipit_quand
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« Djiguen », 2003, acrylique et collage sur papier maïs, 34x41cm.En décembre 2005, Musarde montrait trois années d’exploration. Techniques mixtes, encres et acryliques, huiles sur toile ou sur bois – c’est la diversité qui l’emportait.
La même exposition présentait des œuvres de Amalia Low et Sabine Oppliger. Les trois artistes ayant en commun leurs liens avec la culture asiatique.
Galerie La Primaire
27, chemin de la Colombe
Conches – Genève
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Artiste plasticien en France : mode d’emploi
« Tous les textes (de loi) n’arrivent pas comme par enchantement, juste pour embêter le citoyen : c’est une suite (évidement perfectible) qui s’inscrit dans un ensemble, qui y trouve sa logique. Un peintre, un sculpteur – est aussi un citoyen, il est temps de sortir de cette logique typiquement fin 19ème qui veut qu’un artiste, pour être talentueux, doit être un marginal, « un maudit ». Lorsque vous achetez un livre vous ne faites pas l’acquisition d’une certaine quantité de papier et d’encre mais d’un objet qui vous permet de jouir d’une Å“uvre littéraire, il en va de même pour un disque. Vous devenez propriétaire d’un objet mais l’Å“uvre reste la propriété de son auteur : la matière n’est que le support de l’Å“uvre. Cela s’applique également aux créations plastiques : la peinture (ou la sculpture) dans sa concrétisation matérielle n’est que le moyen de provoquer une jouissance visuelle. Cette notion est essentielle pour dissocier la fabrication (industrielle ou artisanale) de la création. L’Å“uvre plastique n’a pas de fonction utilitaire, cette fonction est uniquement intellectuelle. Malheureusement, cette notion est parfois prise au pied de la lettre, ce qui, comme tout ce qui est pris de cette manière, entraîne des dérives qui peuvent se résumer par « il n’y en que l’intention qui compte ». On peut d’ailleurs en apprécier les effets sur l’art abusivement baptisé « contemporain » mais ceci est un autre débat. Ces dérives sont de toutes manières préférables à la censure, c’est un mal nécessaire. De quelque discipline que ce soit, les créations, sont des « Å“uvres de l’esprit », leurs géniteurs sont des « auteurs de l’esprit » ils ne fabriquent pas ils créent, même si pour cela ils ont besoin de : matériaux, de techniques, de savoir-faire (il existe une définition légale de l’Å“uvre d’art, à lire attentivement car ce n’est pas une entrave à la création mais une garantie, vous trouverez ce texte sur le site de
La Maison des Artistes rubrique : Inscription/qui?
ansi que sur
http://www.legifrance.gouv.fr/
CODE GENERAL DES IMPOTS ANNEXE 3, CGIAN3 – II :
Biens d’occasion, Å“uvres d’art, objets de collection. Les auteurs se répartissent en deux catégories : les auteurs d’Å“uvres littéraires, musicales, chorégraphiques, ils cotisent à l’AGESSA et les auteurs d’Å“uvres graphiques et plastiques qui cotisent à La Maison Des Artistes. Tous au même taux : celui du régime général.
Les artistes sont :
* Pour le fisc au régime des BNC (bénéfices non commerciaux) ce sont des professionnels libéraux.
* Pour la » Sécu » et ce depuis 1978 ce sont des salariés et cotisent à ce taux, leurs employeurs étant les diffuseurs (voir verso de l’attestation S2062). Il y aurait beaucoup à dire sur les faux diffuseurs qui prolifèrent au détriment des artistes et des diffuseurs que je qualifierais d’honnêtes, il y en a ! (hélas ils sont minoritaires).
Les « artistes auteurs » n’ont pas à être inscrits auprès des Chambres des Métiers, ils ne sont pas soumis à la taxe professionnelle, leurs ateliers, sous certaines conditions, ne sont pas soumis à la taxe d’habitation, ces ateliers bénéficient de la protection des baux commerciaux. Bien évidemment tout ceci sous-entend d’être en règle.
Depuis 1995 la déclaration aux organismes sociaux respectifs est OBLIGATOIRE dès le premier Euro de revenu. En outre, comme toutes autres catégories professionnelles vous devez OBLIGATOIREMENT cotiser à une caisse de retraite complémentaire : pour les artistes c’est la CREA – IRCEC.  Lorsque vous exercez un emploi salarié, votre employeur ne vous demande pas votre avis, il vous déclare et vous retient, de votre salaire (brut), vos cotisations sociales et les reverse à l’URSSAF et ce, même si le nombre d’heures travaillées est insuffisant pour l’ouverture aux droits, c’est également le cas pour les artistes auteurs : si votre bénéfice annuel est inférieur à 900 fois le SMIG horaire, vous n’avez pas d’ouverture aux droits mais vous devez néanmoins cotiser.
Tous les ans vous devez remplir une déclaration d’activité qui permettra de calculer votre « assiette », si vous êtes au-dessous du seuil et si vous avez déjà bénéficié (comme artiste) d’une ouverture aux droits vous avez une tolérance de 3 années sans perdre vos droits.  Vous n’avez pas droit aux indemnités de chômage (c’est inapplicable) mais vous ne cotisez pas non plus. La Maison des artistes et l’AGESSA sont des associations loi 1901, agrées pour le recouvrement des cotisations sociales, elles les reversent ensuite à l’URSSAF. Lorsque vous cotisez, vous ne devenez pas pour autant membre de ces associations, pour en faire partie : vous devez adhérer : ce n’est pas obligatoire, le montant de la cotisation tient compte des petits moyens de la majorité des artistes, elle n’est pas très élevée, elle donne droit à des avantages non négligeables. Les chambres des professions libérales (non consulaires donc non obligatoires) peuvent dans certains cas, par l’intermédiaire des SOPROLIB, vous aider pour les prêts bancaires (professionnels) à faible taux. Le Ministère de la culture attribuait autrefois (j’ignore si cela est toujours le cas) des bourses pour l’aménagement d’ateliers) pour les loueurs municipalité, office HLM et pour les artistes pro).
Auprès du Fisc vous pouvez opter pour l’article 100 bis (attention cette option est, par définition, irrévocable), elle vous permet de lisser vos revenus sur 3 ou 5 ans (ex. : l’exercice en cours et les 2 précédents) ce qui compte tenu de nos revenus parfois en dents de scie, nous permet de ne pas passer brutalement du non imposable à des tranches très élevées (il est valable d’opter pour cette solution en phase ascendante). Vous bénéficiez d’une franchise de T.V.A. Vous pouvez néanmoins opter pour être assujetti à cette taxe (par ex. Si vous devez faire de gros investissements). Lorsque vous êtes assujetti, vous ferez payer à vos clients une taxe 5,5% que vous reverserez au Fisc mais vous récupérerez, sur vos fournitures la T.V.A. au taux applicable (en général 19,6%). Il y a donc une différence à votre avantage.  En résumé : vous devez en premier lieu vous déclarer auprès du contrôleur des impôts dont vous dépendez géographiquement, ensuite vous devez remplir un dossier d’inscription à La Maison des Artistes et pour finir vous déclarer à la CREA – IRCEC.
Ce n’est pas tout.
Comme je l’?ai écrit au début : un « artiste auteur » est le seul propriétaire de son oeuvre. Il est titulaire et bénéficiaire des droits d’auteur et des droits de suite, ses droits s’éteignent 70 ans après sa mort. Il existe des sociétés de protection de droits d’auteurs (ex. SACEM pour les compositeurs de musique) pour les plasticiens il y en a plusieurs, la plus importante et la plus puissante est l’ADAGP. Ces sociétés recouvrent les droits de leurs adhérents et les assistent dans leurs démarches (contrats d’éditions, recherche de pirates). Elles prélèvent des commissions sur les recouvrements qui sont comprises entre 20 et 25% du total. Il vaut mieux avoir 75% de quelque chose que 100% de rien du tout. L’auteur est le seul habilité à modifier ou détruire son oeuvre. Ce qui veut dire qu’un diffuseur qui, après une expo, vous restitue une oeuvre abîmée, vous l’a en fait modifié à votre insu ; si elle est en mille morceaux : elle est détruite, il est donc responsable. Prétendre, comme certains le font, qu’ils ne doivent rien parce qu’ils ne sont pas assurés n’atténue en aucun cas leur responsabilité : ils bluffent.  Pour justifier l’antériorité d’une création : vous la décrivez avec un maximum de détails plus des photos, vous placez : le tout dans une enveloppe et vous « vous l’expédiez à vous-même » en recommandé. Naturellement, à la réception, vous ne l’ouvrez pas, vous la répertoriez et vous la stockez en lieu sûr. Si un jour vous avez besoin de prouver votre bonne foi, vous demandez à un huissier de justice d’authentifier : après avoir vérifié la date d’envoi il ouvrira l’enveloppe et constatera que vous êtes bien le premier auteur de l’oeuvre en question.  En étudiant bien les textes, y compris le droit du travail, vous vous apercevrez que le « droit d’accrochage est illégal ». Malgré cela il arrive fréquemment qu’il vous soit demandé d’en acquitter un, refusez de le faire : les lieux ou il faut payer sont à 100% des lieux (et des diffuseurs) sans intérêt et même douteux. Si vous vous faites piéger demandez toujours un justificatif. Au cours de vos bras de fer avec les diffuseurs il faut que vous sachiez qu’ils ne sont pas souvent en règle (non déclaré à la Maison des artistes), ce qui, si vous, vous l’êtes, vous donne un moyen de pression. Pour les mêmes raisons ne versez jamais de commission en espèces, exigez toujours un justificatif (une pièce comptable).  Pour Information : que ce soit comme organisateur de manifestations artistiques, comme artiste, je n’ai jamais eu de problème avec les assureurs. Que ce soit pour les assurances ou pour les diffuseurs, créez vos propres fiches de dépôt avec un maximum de détails, description de l’oeuvre, la technique, la date de création, photo de la pièce, les dates de dépôt et de retrait, en cas de vente la date de règlement, les photos de l’oeuvre, si elles sont collées sur la fiche, apposez une signature à cheval sur le cliché et le support. Ces fiches, sont tirées en deux exemplaires, elles devront être signées par vous et par le diffuseur (s’il refuse : sauvez vous, vous éviterez les contestations désagréables et le cas échéant, vous confondrez prématurément l’indélicat).  Le monde artistique est très fermé, les réputations, bonnes ou mauvaises se répandent vite. Mis à part pour les tentatives d’escroqueries, il est impératif que vous respectiez vos engagements même, si, au départ, vous avez sous-estimé les contraintes.  Par respect pour le publique, vos clients et vos diffuseurs : vous devez pratiquer les mêmes tarifs que ce soit en « expo » ou à l’atelier.
Comme vous pouvez le constater le statut « d’artiste auteur » existe, ce qui explique les tensions apparues dans différents débats. Ce statut possède des avantages que n’ont pas d’autres professions ! S’il n’existait pas : vous devriez cotiser comme un professionnel libéral avec tous les surcoûts que cela entraînerait. Je mets au défi quiconque de me prouver que ce statut est une entrave à la création. La création vous demande de surmonter des difficultés bien supérieures à ces quelques obligations administratives qui sont la garantie de notre citoyenneté (à tous).
James Bayle, artiste plasticien en Haute-Savoie
james.bayle AT wanadoo.fr
(Article vérifié avec l’auteur et publié avec son accord sur le blog, le 6 février 2006.
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Personnage en papier (H 12 cm), Marie-Danielle Koechlin, avril 2005
A l’Atelier d’Estienne (1, rue Terrien – 56620 Pont-Scorff (Lorient) – Tél 02 97 32 42 13 – Fax 02 97 32 63 70 - atelier.estienne@wanadoo.fr )
» Fragments d’identité « , Marie-Danielle Koechlin et Brige Van Egroo
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[photopress:Gisants.jpg,full,pp_empty] Brige Von Egroo
Du 4 février au 2 avril 06, Marie-Danièle Koechlin et Brige Van Egroo questionnent la notion d’identité à travers des démarches plastiques singulières où se mêlent sculpture, installation et vidéo. Explorant différents matériaux synthétiques contemporains tel que le vinyle, le plexiglas ou le silicone, Marie-Danièle Koechlin aborde la question de l’individualité et du rapport à l’autre tandis que Brige Van Egroo, privilégiant le papier, la ouate, la tarlatane et autres matières végétales, travaille sur l’enveloppe corporelle, la peau comme espace d’interaction entre l’intérieur et l’extérieur. Toutes deux plasticiennes, elles engagent un dialogue entre les oeuvres, l’espace et le public au sein d’une exposition conçue comme un » parcours identitaire » où la découverte des oeuvres suscite de nombreuses réflexions sur les multiples facettes de notre personnalité.
Samedi 4 et dimanche 5 février 06. Rencontre avec les artistes de 14h30 à 18h30/entrée libre.
Du 6 au 10 février 06. Ateliers de pratique artistique encadrés par Brige Van Egroo et Marie-Danelle Koechlin autour de la notion d’identité. Les ateliers se déroulent sur une journée et permettent une rencontre approfondie avec le travail des artistes. Participation: 6 Euros par personne. Pour les groupes à partir de 20 personnes. Sur réservation.
Du 13 février au 31 mars 06 Ateliers pédagogiques proposés par les animateurs de l’Atelier d’Estienne: découverte de l’exposition et travail autour de la question du corps. Du lundi au vendredi de 10h à 12h et de 14h à 16h. Participation: 2 Euros par personnes. Sur réservation.
Samedi 11 mars 06. Rencontre sur les interventions artistiques en milieu spécialisé. Par Marie-Danielle Koechlin, Brige Van Egroo et Erika Vandelet (artistes intervenantes), Manfred Thiel (éducateur spécialisé en IME) et Marie-Pierre Herné (psychologue clinicienne). En collaboration avec le théâtre Le Strapontin. A partir de 14h. Entrée libre.