Archive pour la catégorie ‘Citations’

Houla, l’intolérable assassinat des enfants Syriens

Jeudi 31 mai 2012

On assassine les enfants impunément en Syrie et rien n’arrête les assassins. Avaaz.org fait circuler une pétition à envoyer au Conseil de sécurité de l’ONU, vous pouvez la signer ici.

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Jeudi 13 novembre 2008

Citation:

«J’ai de plus en plus le sentiment que le philosophe, pour être nécessairement un homme du demain et de l’après-demain, s’est toujours trouvé et devait se trouver en contradiction avec son aujourd’hui: son ennemi fut à tout coup l’idéal de l’aujourd’hui. Jusqu’à présent, tous ces extraordinaires promoteurs de l’homme qu’on appelle des philosophes et qui se sentent eux-mêmes rarement amis de la sagesse mais plutôt bouffons déplaisants et points d’interrogation dangereux -, ont trouvé leur tâche, leur dure tâche, non voulue, inéluctable, mais finalement la grandeur de leur tâche dans le fait d’être la mauvaise conscience de leur temps. En soumettant précisément les vertus de leur temps à la vivisection et en leur plaçant le scalpel sur la poitrine, ils trahirent ce qui était leur propre secret: découvrir une nouvelle grandeur de l’homme, un chemin nouveau, jamais foulé, menant à l’accroissement de sa grandeur. A chaque fois, ils dévoilèrent combien d’hypocrisie, de commodité paresseuse, de laisser-aller et d’avachissement, combien de mensonge se dissimulait sous le type que la moralité de leur temps vénérait le plus, combien de vertu avait fait son temps chaque fois, ils dirent:

« Il nous faut aller par là, nous en aller tout là-bas, là où vous êtes aujourd’hui le moins chez vous. »»

NIETZSCHE, Par-delà bien et mal, § 212.

Puisqu’il est question d’entéléchie…

Vendredi 26 septembre 2008

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A. Genêt, encre de Chine, détail.Citation:

« Au fond j’ai en horreur toutes ces morales qui disent: « Ne fais point ceci! – Renonce! Surmonte-toi! » – en revanche j’obéirai volontiers aux morales qui me poussent à agir et à agir à nouveau, quitte à ne rêver du matin au soir et la nuit durant que de cela, à ne penser à rien sinon à faire bien et aussi bien qu’il m’est, à moi seul possible de le faire! Qui vit ainsi se détache sans cesse de telle ou telle chose qui ne rentrerait pas dans pareille vie: sans haine ni répugnance, il voit aujourd’hui ceci, demain cela se séparer de lui, pareil aux feuilles jaunies que le moindre souffle un peu vif ôte à l’arbre: ou encore, il ne s’aperçoit pas même de cette séparation, tant son oeil ne fixe rigoureusement que le but, ne regardant absolument que devant soi, et jamais de côté, ni en arrière, ni vers le bas.  » Notre faire doit déterminer ce que nous omettons; en faisant, nous omettons – ainsi il me plaît, ainsi dit mon placitum. » Mais je me refuse à aspirer consciemment à mon appauvrissement, je n’aime aucune de ces vertus négatives dont le désaveu et l’abnégation de soi constituent l’essence. »

NIETZSCHE, Le Gai Savoir.

La rancoeur est une vermine

Vendredi 12 septembre 2008

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A. Genêt, encre de Chine, détail.

Citation:
« Ne pas pouvoir prendre longtemps au sérieux ses ennemis, ses malheurs et jusqu’à ses méfaits – c’est le signe caractéristique des natures fortes, qui se trouvent dans la plénitude de leur développement et qui possèdent une surabondance de force plastique, régénératrice et curative qui va jusqu’à faire oublier. (Un bon exemple dans ce genre, pris dans le monde moderne, c’est Mirabeau, qui n’avait pas la mémoire des insultes, des infamies que l’on commettait à son égard, et qui ne pouvait pas pardonner, uniquement parce qu’il oubliait). Un tel homme, en une seule secousse, se débarrasse de beaucoup de vermine qui chez d’autres s’installe à demeure. »

NIETZSCHE, Généalogie de la morale.

La culture de soi

Vendredi 12 septembre 2008

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A. Genêt, encre de Chine, détail.

Citation :
« Avoir des sens et un goût plus affinés, être habitué à ce qu’il y a de plus recherché et de meilleur, comme à sa vraie nourriture naturelle, jouir d’un corps robuste et hardi, destiné à être le gardien et le soutien, plus encore l’instrument d’un esprit plus robuste encore, plus téméraire, plus amoureux du danger: qui ne voudrait posséder un tel bien, vivre un pareil état! Mais il ne faut pas se le dissimuler, avec un tel lot, dans un pareil état, on est l’être le plus apte à la souffrance qui soit sous le soleil et c’est à ce prix seulement qu’on acquiert cette distinction rare d’être aussi l’être le plus apte au bonheur qui soit sous le soleil. Sur un tel homme se déversent comme un interminable tourbillon de neige toutes les variétés de la souffrance, et sur lui s’abattent les foudres les plus violentes de la douleur. C’est à la condition de demeurer toujours ouvert de toute part et perméable jusqu’au fond à la douleur qu’il peut s’ouvrir aux variétés les plus délicates et les plus hautes du bonheur; car il est l’organe le plus sensible, le plus irritable, le plus sain, le plus variable et le plus durable de la joie et de tous les ravissements raffinés de l’esprit et des sens. »

NIETZSCHE, Volonté de Puissance, 2, p. 361

Le domptage du fauve

Jeudi 11 septembre 2008

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A. Genêt, encre de Chine, détail

Citation:
« Pour juger équitablement de la morale, il nous faut la remplacer par deux concepts zoologiques: le domptage du fauve et la sélection d’une race définie. 

Les prêtres, de tout temps, ont prétexté qu’ils voulaient « améliorer » l’homme… Mais nous ririons, nous autres, si un dompteur voulait nous parler de ses animaux « améliorés ». Le plus souvent, le domptage du fauve s’obtient par un dommage fait au fauve: l’homme moral non plus n’est pas un homme meilleur, mais un homme débilité. Mais il est moins nuisible… »

NIETZSCHE, La Volonté de Puissance.

Où résilience rime avec puissance

Mardi 5 août 2008

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A. Genêt, encre de Chine, détail.

Citation:
« Examinez la vie des peuples les meilleurs et les plus féconds, et voyez si un arbre qui doit croître vers le haut peut être dispensé des intempéries, des tempêtes: si la défaveur et l’obstacle extérieurs, si des haines, des jalousies, de l’obstination, de la méfiance, de la dureté, de la cupidité et de la violence de quelque sorte que ce soit, ne constituent pas les conditions les plus favorables sans lesquelles une grande croissance, même dans la vertu, est à peine concevable? Le poison dont meurt une nature plus faible est un fortifiant pour le fort, aussi n’a-t-il cure de le considérer comme poison. »
NIETZSCHE, Le Gai savoir

Le désir selon Nietzsche

Mardi 5 août 2008

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A. Genêt, encre de Chine, détail.

Citation:
« Vouloir » quelque chose, « tendre » à quelque chose, avoir en vue un « but », un « souhait », – toutes choses que je ne connais pas d’expérience. En cet instant même je regarde mon avenir un avenir sans bornes !  comme on regarde une mer lisse : aucun désir n’en ride la surface. Je n’ai pas la moindre envie de voir quoi que ce soit devenir autre : moi-même, je ne veux pas devenir autre que je suis… Mais c’est ainsi que j’ai toujours vécu. »

NIETZSCHE, Ecce homo.

La mélancolie

Vendredi 1 août 2008

Citation:
« Si la mélancolie n’existait pas les rossignols roteraient ».

CIORAN, (?)

La danse ne va nulle part

Mardi 29 juillet 2008

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A. Genêt, encre de Chine, détail.

"La morale menait jusque-là d'un point à un autre, était une morale de l'action, donnait le parcours et le but.
La morale de Nietzsche a cessé d'être itinéraire. Elle invite à la danse (danse divine, solitaire, mais danse, et la danse ne va nulle part."
Georges Bataille